Ontheroadagain

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vendredi 26 juillet 2013

Dernière ligne droite

Après une dernière escale et une petite visite au fiston à Palma de Majorque nous reprenons la mer pour ce qui sera notre dernier parcours, la dernière ligne droite avant de boucler notre Atlantic Tour commencé 11 mois plus tôt. Palma - Fos - Départ de Palma

C'est avec un curieux sentiment de nostalgie, de regrets et paradoxalement de contentement de rentrer que nous larguons les amarres à 11 heures ce 20 juillet. C'est parti pour, en théorie, 53 heures de traversée. Palma - Fos - Départ de Palma 1

Jusqu'en fin de journée le vent nous fait défaut et c'est au moteur que nous suivons le cap tracé, le vent prévu dans l'après-midi ayant quelques heures de retard. A 20 heures, celui-ci se lève pour souffler à 25 nœuds, dans le nez bien sûr, puisque c'est comme ça depuis que nous avons passé Gibraltar. On va vers l'Est, on a du vent d'Est ; on va vers le Nord-Est, on a du Nord-Est ! Donc cap au nord pour profiter de ce vent à une allure de près mais pas trop serré. Il en sera ainsi quasiment toute la nuit et histoire de ne pas oublier quelques bonnes habitudes prises pendant la traversée, quart de 2 heures pour se succéder à la barre ! Eh oui, le pilote ne tient pas dans la mer que nous recevons de travers. Fainéant !!

Au petit matin le vent cale, 9 nœuds, et reprise de la brise Volvo avec une nouvelle petite frayeur lorsque le moteur cale lui aussi. Démontage du pré-filtre gasoil : RAS ; démontage de la tubulure d'admission du carburant : bouchée par des bactéries. Nettoyage, remontage, démarrage sont les 3 mamelles du voyage au moteur. La mer se calme à devenir miroir, le fainéant peut reprendre du service et il le fera sans discontinuer quasiment jusqu'à l'arrivée. Palma - Fos - Une mer d'huile Palma - Fos - Une mer d'huile 1

Enfin nous pouvons avoir une activité autre que celle de tenir la barre avec pour résultat, ce dimanche 21, la pêche d'une belle petite bonite, ma première depuis 11 mois. Il n'est jamais trop tard ! Palma - Fos - Une belle prise ! Palma - Fos - Une délicieuse bonite !

Le reste de la traversée sera une simple formalité avec l'envoi des voiles vers midi le lundi avec une douzaine de nœuds de travers jusqu'au port de Fos. Palma - Fos - Arrivée à Fos sur Mer

Il est 17 heures quand nous amarrons Gwenn Ha Du à sa place, nous aurons mis 54 heures. Ce bon, cet excellent bateau nous aura permis de réaliser en 11 mois un parcours de 10 450 nautiques soit plus de 19 000 kilomètres. Palma - Fos - Gwenn Ha Du retrouve sa place

Des souvenirs pleins la tête, quelques pensées mélancoliques, un plaisir certain d'avoir réussi notre aventure, les galères déjà loin derrière et un nouveau projet en tête, c'est ainsi que se termine notre boucle atlantique. Palma - Fos - Nos pavois

Nous remercions vivement tous les visiteurs de ce blog pour leurs lectures patientes et assidues. Cela a été pour nous un vrai plaisir de faire partager ces moments uniques que nous avons vécus. Nous avons beaucoup apprécié les retours soit par les commentaires soit par mails, cela nous a conforté dans notre volonté de ne prendre que le minimum de retard dans la rédaction des billets au fur et à mesure du voyage. Encore merci !

Nous restons à la disposition de candidats au voyage qui seraient demandeurs d'informations sur les escales, les formalités, le budget. Ils pourront nous contacter par mail à l'adresse suivante : jluc.leguen@gmail.com

L'aventure n'est jamais totalement finie... A bientôt,

Brigitte et Jean-Luc

samedi 20 juillet 2013

Une dernière escale de découverte

Notre escale à Caleta de Velez au nord de Malaga, nous laissera le souvenir d’un port de pêche, d’une fête foraine à 50 m du bateau et des chansons andalouses jusqu’à 2 heures du matin. J’aime bien la musique en général mais le chant Andalou au cœur de la nuit au bout de deux jours cela devient lassant ! Caleta de Velez - la marina Caleta de Velez - la marina côté pêcheurs

Bref, encore une escale de liaison sans grand intérêt. Nous quittons ce port au matin direction Almerimar où nous avions fait escale à l’aller en octobre dernier : pas de changement notable hormis des emplacements libres plus nombreux.

Une nuit de repos et nous revoilà partis pour Carthagène. 21 heures plus tard nous entrons dans la marina par nos propres moyens cette fois-ci, sans l’aide des Salvamiento Maritimo comme à l’aller ! Ici aussi nous avons l’impression qu’il y a moins de monde. Il semblerait que les espagnols soient partis en vacances et que les circumnavigateurs ne soient pas encore arrivés. Nous y passerons 2 jours histoire de réparer une nouvelle fois le pilote automatique. Démontage, dessoudage de l’ancien moteur électrique puis ressoudage et tests. OK, une fois de plus mais pour combien de temps ?

En milieu d’après-midi nous quittons Carthagène direction Valence à 154 milles. Nous mettrons 29 heures tout au moteur, le winch bâbord ayant décidé de nous faire faux bond, cliquet out. De toute façon, il n’y avait pas de vent et le peu, de face, une fois encore.

A Valence nous retrouvons avec plaisir Marie-Madeleine et Yves qui ont migré de Carthagène. Nous y faisons également la connaissance de leur voisin de ponton, un breton de Lorient, un gars de chez moi, quoi !! Donc quatre jours d’apéro dînatoire ou repas. Heureusement que nous n’y restons pas plus longtemps sinon nous allions prendre du gras. Entre temps, après avoir réparé le winch et démonté puis bien graissé le deuxième, nous avons visité la ville de Valence. Valence - la marina Real Juan Carlos Valence - quelques kms de plage ! Valence - anciennes maisons de pêcheurs

Là aussi le temps est trop court. Cette ville mérite d’être visitée. Entre le centre historique, Valence - Plaza de la Almoina Valence - Plaza de la Almoina 1 Valence - Plaza de la Reina 2 Valence - Plaza del Ayuntamiento

la rivière transformée en espace vert sur des kilomètres, un truc de dingue, Valence - Ancien lit du Rio Turia Valence - Ancien lit du Rio Turia 1 Valence - Ancien lit du Rio Turia 2

et le quartier des arts et de la science, futuriste, le temps nous manquera pour approfondir cette grande ville. Valence - La cité des arts et des sciences Valence - La cité des arts et des sciences 1 Valence - La cité des arts et des sciences 2

Je pense que nous y reviendrons d’autant que la place de port est, en saison, la moins cher que nous ayons eu à payer en Espagne, 16 euros par jour, électricité, eau et wifi comprise et en prime immense feu d’artifice le samedi pendant 30 minutes. Superbe !

Il est 13h30 ce 17 juillet quand nous reprenons la mer en direction de Palma de Majorque qui devrait être notre dernière escale avant de traverser la « mare nostrum » du sud au nord et boucler ainsi notre beau voyage ! Arrivée prévue à Fos sur Mer le lundi 22.

A bientôt.

mardi 09 juillet 2013

Quelques nouvelles

Après notre incursion administrative en France by Ryanair, nous avons retrouvé notre bateau et attendu 4 jours que la météo soit acceptable pour quitter Rota et nous diriger vers Gibraltar. Compte tenu des conditions de vent, de l'Est, encore de l'Est, toujours de l'Est, nous décidons de faire une escale à Barbate. Nous avons un ami qui est resté 15 jours coincé à Gibraltar à cause de ce vent d'Est. Il a eu jusqu'à 45 noeuds de vent dans la marina de la Linea, nous mêmes avons eu 35 à Rota. Souvenirs de Rota

Le départ de Rota le 2 juillet se fait en compagnie de deux autres bateaux qui ont aussi choisi ce moment pour partir. 11 Départ de Rota pour Barbate

La navigation se fait quasiment au moteur pour cause de vent dans le nez mais léger. L'arrivée au fameux cap Trafalgar nous a tous surpris avec 25 noeuds, toujours de face, et des creux de 3 mètres, une véritable barre à passer. Dans ces conditions l'austère marina de Barbate devient un havre de paix. 12 Cap Trafalgar

Le lendemain départ quasiment en flottille puisque pas moins de 10 voiliers quittent Barbate à la queue leu leu pour Gibraltar. 13 Départ de Barbate pour Gibraltar

Là encore du vent de face et malgré l'étude assidue de la météo, de la marée et des courants (passer Tarifa 3 heures avant la marée haute à Gibraltar et jusqu'à 3 heures après) nous avons encore la surprise du jour, un vent soutenu et des vagues fortes en passant le cap de Tarifa. Moins que la veille mais rock n'roll quand même ! 14 La pointe de Tarifa 15 La pointe de Tarifa 1 Nous retrouvons la marina de la Linea de la Concepcion et les souvenirs un peu nostalgiques (déjà) de notre séjour ici en octobre dernier. Le 4 au matin nous passons côté anglais pour faire le plein de gasoil à moins d'un euro le litre, dans ce cas là j'aime bien les anglais et direction Marbella, à une quarantaine de milles. Devinez ce que nous avons comme vent ? De l'Est à 22 nds. 16 Départ de Gibraltar pour Marbella 17 Départ de Gibraltar pour Marbella 1

Départ de Marbella pour Caleta de Velez. Bien que la météo nous annonçait du vent d'Est soutenu nous avons encore navigué au moteur malgré un essai d'une heure sous voile. Désespérant ! Heureusement que nous avons embarqué un maximum de gasoil.18 Départ de Marbella pour Caleta de Velez 19 Une des plages de Marbella

La navigation près des côtes nous réserve parfois des surprises comme ces immenses pièges à thons, non ce n'est pas une faute d’orthographe, avec un C ce sera à notre retour. Nous en avons trouvé à Barbate, Malaga, Marbella. 20 Piège à thons devant Marbella

Et comme toujours une côte hyper bétonnée, mais ce n'est plus une surprise pour personne, n'est ce pas. 21 La côte andalouse hyper construite 22 La côte andalouse hyper construite 1

Nous allons faire des sauts de puces jusqu'à ce que nous ayons pu passer le cap de Gata, après Almeria et celui de Palos pour Carthagène. Après nous espérons avoir de meilleures conditions. Cette mer d'Alboran n'est pas simple à gérer cette année.

Outre le site de STW que nous mettons à jour en arrivant aux escales, localizatodo.com, le site espagnol, nous repère et actualise la position de notre AIS.

A bientôt.

jeudi 20 juin 2013

Les Açores – Rota

La dernière ligne droite avant le continent ! Une traversée que nous réaliserons en exactement 7 jours de Ponta Delgada aux Açores (Sao Miguel) à Rota en Andalousie pour boucler notre navigation atlantique. C’est en effet de Rota que nous sommes partis pour le Maroc, puis les Canaries et tout le reste. Açores - Rota - départ de Ponta Delgada Açores - Rota - la côte de Sao Miguel Açores - Rota - la côte de Sao Miguel 1

Cette dernière « grosse » navigation nous aura vus alterner un vent portant à 15 nds les 2 premiers jours sous génois seul avec des journées à plus de 140 milles. Excellent mais par la suite, avec l’anticyclone placé un peu au nord des Açores, le vent est tombé et nous avons dû démarrer le moteur. Navigation mécanique 2 jours durant, c’était le temps idéal pour une leçon de casse noix de coco en un seul coup. Açores - Rota - leçon de casse noix de coco Açores - Rota - leçon de casse noix de coco 1

La pêche a été une autre occupation qui ne s’est pas avérée payante. Je n’ai pas réussi à remonter le poisson qui avait mordu au leurre, il a réussi à plonger et finalement à se décrocher, il restait une vingtaine de mètres à remonter. Dommage !

Enfin le vent s’est nettement levé après et nous avons fini avec 25 à 30 nds de travers sous trinquette et 2 ris dans la grande voile en approchant le Cap Sao Vicente et cela quasiment jusqu’à Rota. Partis de Ponta Delgada le 8 juin à 17 h, nous sommes arrivés en Andalousie le 15 à 17 h. C’est pas beau ça !! Açores - Rota - les plus beaux ! Açores - Rota - arrivée à Rota

Certes nous aurions aimé faire, d’ailleurs nous l’avions programmé, une escale à Portimao au Portugal mais des impératifs professionnels nous obligent à rentrer en France et à laisser le bateau à Rota. Les vacances sont belles et bien terminées et quand bien même il nous reste à passer Gibraltar et la remontée de l’Espagne, ce n’est plus la même chose. Dans nos têtes le voyage s’est terminé à Rota et nous l’avons dignement fêté en buvant cette dernière bouteille de champagne que nous avions gardée pour cette occasion. En fait, il était prévu initialement que nous la buvions en arrivant aux Açores à Flores mais une panne rédhibitoire du frigo a empêché un refroidissement correct du précieux liquide. Açores - Rota - à la vôtre ! Açores - Rota - merci Gwen !

Tant mieux ! Nous avons pu trinquer avec Gwenaël et arroser les galons d’Amiral obtenus par Brigitte pour toute sa contribution ENORME à la réussite de ce voyage. Il me faut la remercier pour sa participation à la bonne marche du bateau, sa gestion de la cambuse, son optimisme indéfectible garant d’une bonne humeur sur le bateau sans omettre les progrès énormes en matière de navigation à la voile. Rassurez-vous, je reste le Capitaine évidemment bien sûr. Ben quoi ! Açores - Rota - mes galons d'amiral !

Nous n’allons pas vous faire un reportage sur Rota, nous l’avons déjà fait en octobre dernier. Simplement une précision, nous avons eu un mal fou à reconnaître les plages recouvertes de parasols par rapport à l’automne dernier ! L’Andalousie se réveille au fur et à mesure que le soleil chauffe. Açores - Rota - la plage Açores - Rota - la plage 1 Açores - Rota 1 Açores - Rota 2

Retour au bateau le 27 et selon la météo, passage de Gibraltar et cabotage jusqu’à la maison.

A bientôt.

mardi 18 juin 2013

Sao Miguel - Les Açores

Nous partîmes deux et par un prompt renfort nous fûmes trois en quittant le port. Par cette périphrase, empruntée à une corneille, j’indique tout simplement qu’un équipier est venu nous rejoindre pour préparer la dernière traversée qu’il nous reste à effectuer, Açores/Continent. Ce n’est pas Brigitte qui est enceinte, ni n’a accouché, rassurez-vous. Je me suis déjà rassuré ! Non, c’est Gwenaël, mon régatier de fiston qui s’est proposé de terminer cette transat avec nous comme il l’avait commencé lors de notre premier départ le 24 Août. Cela nous fait très plaisir pour plusieurs raisons : d’abord, naviguer avec son fils c’est toujours bien agréable ; ensuite, à trois les quarts de repos seront plus longs : 4 heures de sommeil au lieu de deux et enfin, les manœuvres plus cool pour Brigitte. Sao Miguel - Les Açores - Ponta Delgada Sao Miguel - Les Açores - Ponta Delgada 1

Donc notre arrivée sur Sao Miguel, à Ponta Delgada, avait pour but de récupérer notre nouveau pilote automatique à l’aéroport, c’est pour cette raison que notre escale à Terceira fût si courte. Nous allons essayer de profiter un peu plus de Sao Miguel en louant une voiture pour 2 jours et visiter l’île comme nous avons pris l’habitude de le faire pratiquement à chaque escale. Sao Miguel - Les Açores - Ponta Delgada - La marina

Le premier jour nous décidons de partir vers le nord et l’est de l’île, direction les lacs et cratères. Le temps n’est pas extraordinaire, nuageux mais les paysages, eux, le sont. C’est beau en photo mais en vrai c’est encore mieux, un vrai décor de film avec des indiens ou des chevaliers du moyen âge. Sao Miguel - Les Açores - Lagoa do Fogo Sao Miguel - Les Açores - Lagoa do Fogo 1 Dans notre programme de la journée est notée : baignade dans les sources d’eau chaude donc direction les sources. Du fait d’une température environnante plus élevée et d’une humidité ambiante importante, la végétation sur le chemin qui mène à la source nous rappelle les forêts tropicales des Antilles. Nous y retrouvons des fougères géantes, un environnement luxuriant comme à la Dominique. Sao Miguel - Les Açores - Caldeira Velha Sao Miguel - Les Açores - Caldeira Velha 2 Quelques trous gloutonnent sous la pression et la chaleur de l’eau issue des entrailles de la terre en dégageant une odeur de soufre. Sao Miguel - Les Açores - Caldeira Velha 1 Paradoxalement la source ne bénéficie pas de cette température. Tant mieux car il serait impossible d’y tremper les pieds. Toutefois pour ce qui me concerne, cette eau n’a pas le niveau de degré suffisant pour que mes orteils puissent, sans appréhension ni contraction aucune, faire trempette. Je laisse le soin à Brigitte et Gwenaël de goûter pour moi la teneur minérale de cette eau. L’alcool non, l’eau ferrugineuse, oui ! Sao Miguel - Les Açores - Caldeira Velha - 2 fous ! Question eau soufrée nous aurons notre lot en arrivant au village de Furnas, le bien nommé et ses sources d’eau bouillonnantes situées au milieu des habitations. Sao Miguel - Les Açores - Lagoa das Furnas Certaines de ces sources sont proches de l’ébullition d’autres sont froides, c’est très curieux, d’autres sont profondes et ne laissent échapper que des fumées à fortes odeurs de soufre accompagnées de grondements sourds et impressionnants. Nous sommes sur un volcan, ne l’oublions pas ! Sao Miguel - Les Açores - Furnas - Sources chaudes Sao Miguel - Les Açores - Furnas - Sources chaudes 1 Sao Miguel - Les Açores - Furnas - Sources chaudes 2 Sao Miguel - Les Açores - Furnas - Sources chaudes 3 Bien que l’île ne soit pas très grande, même si c’est la plus importante de l’archipel, il nous faut quand même reprendre la route sans délai car les sites à voir nécessitent de rouler sur de petites routes voire des pistes. Sao Miguel - Les Açores Sao Miguel - Les Açores - Serra da Tronqueira 4 Celle que nous prenons, en latérite, nous fait traverser une forêt de cèdres rouges pendant une quinzaine de kilomètres. Somptueux ce vert des arbres et ce rouge de la piste, qui servira dans deux jours de parcours pour un rallye automobile. Nous avons joué aux ouvreurs avec la voiture de location. N’est pas Sébastien Loeb qui veut. Sao Miguel - Les Açores - Serra da Tronqueira Sao Miguel - Les Açores - Serra da Tronqueira 1 Sao Miguel - Les Açores - Serra da Tronqueira 2 Sao Miguel - Les Açores - Serra da Tronqueira 3 Nous avons traversé l’île du sud au nord, direction l’est vers une côte bordée de hautes falaises et aux petits ports nichés en bas et atteignables en suivant un chemin bétonné au dénivelé très important et aux virages particulièrement serrés. Sao Miguel - Les Açores - descente d'enfer !

La descente est raide, voire très raide, je ne vous dis pas la montée. Heureusement que personne d’autre n’a décidé de rejoindre le port pendant que nous en partions car redescendre en marche arrière dans les virages en épingles à cheveux et en dévers, pour nous, ou bien remonter également en marche arrière avec la pente et les virages à négocier, pour l’autre, bonjour le dilemme ! Sao Miguel - Les Açores - Ponta do Arnel Sao Miguel - Les Açores - Ponta do Arnel 1 Sao Miguel - Les Açores - Ponta do Arnel 2 Allez hop ! On the road again : direction l’ouest toujours par les petites routes, c’est plus sympathique. Heureusement que les jours rallongent. Il est plus de 19 heures quand nous passons au milieu d’une plantation de thé. Nous ignorions que le thé y était cultivé. Curieux, mais le climat semble propice comme il l’est aussi pour les cultures d’ananas. Sao Miguel - Les Açores - plantations de thé Sao Miguel - Les Açores - plantations de thé 1

Le temps ne s’arrêtant pas, nous décidons de prendre la voie rapide pour rejoindre Ponta Delgada et arriver au bateau avant la nuit. Demain sera un autre jour. Sao Miguel - Les Açores 1

Justement demain c’est aujourd’hui. Remarquez la transition. Extraordinaire, n’est-il pas ? Donc, aujourd’hui, le GO (Gentil Organisateur) a concocté un programme court mais intense pour cause de véhicule de location à rendre à 15 heures. Go to the west. Première étape de la journée, l’hypermarché Continente pour effectuer l’approvisionnement pour la semaine de navigation à venir. Corvée indispensable que nous effectuons en deux heures. La voiture bien chargée nous repartons au bateau pour y déposer nos victuailles et direction un lac dans un cratère. Hé, oui, difficile d’y échapper. Moins beau quand même que celui de la veille. Sao Miguel - Les Açores - Lagoa Azul - Sete Cidades Sao Miguel - Les Açores - Lagoa Verde - Sete Cidades

La route nous conduit ensuite aux piscines de mer. Celles-ci sont nettement moins belles que celles des Baths dans les BVI. Sao Miguel - Les Açores - Mosteiros - piscines naturelles Sao Miguel - Les Açores - Mosteiros - piscines naturelles 1

La roche est noire et nous rappelle plus Lanzarote et l’eau bien plus sombre que celle des lagons. Sao Miguel - Les Açores - Ponta dos Mosteiros Sao Miguel - Les Açores - Ponta dos Mosteiros 1 Sao Miguel - Les Açores - Ponta dos Mosteiros 2

Par contre, la côte noire, découpée contraste avec le vert de la végétation et des prairies et nous laissent de belles images à admirer. Sao Miguel - Les Açores - Ponta do Escalvado Une des caractéristiques des Açores, outre le vert de la campagne et le nombre impressionnant de veaux et vaches (pas vu les cochons), c’est le patrimoine cultuel. Des églises, des clochers dans un style architectural particulier fleurissent de partout. Sans être bigot, loin s’en faut, il faut reconnaître qu’elles ne sont pas inesthétiques. Sao Miguel - Les Açores - Eglise de Lomba da Fazenda Sao Miguel - Les Açores - Eglise de Nordeste Sao Miguel - Les Açores - Eglise de Sete Cidades

Il est 14h30 quand nous arrivons à nouveau à Ponta Delgada afin de rendre la voiture, manger un bout au restaurant et commencer à préparer le bateau pour la dernière traversée. Nous avons décidé de partir demain, le 8 Juin en fin d’après-midi, les conditions météo semblant être correctes pour les prochains jours. Rendez-vous dans une semaine si tout va bien à Rota près de Cadix. Sao Miguel - Les Açores - Ponta Delgada - La marina 1

A bientôt.

lundi 17 juin 2013

Terceira - Les Açores

Petite étape de nuit pour rejoindre l’île de Terceira à quelques 90 nautiques de Faial. Le départ, comme toujours avec le sourire d’avoir passé un bon moment et d’en découvrir d’autres. Cap sur Angra Do Heroismo notre prochain port. Terceira - Les Açores Terceira - Les Açores - arrivée Angra do Heroismo Terceira - Les Açores - arrivée Angra do Heroismo 1

La navigation s’effectuera par un vent soutenu tout au long du parcours mais avec du près entre les deux iles de Pico et Sao Jorge nous obligeant à une navigation au moteur dans ce canal étroit. Tirer des bords d’une île à l’autre bof ! Donc 5 heures de brise Volvo. Il n’est pas encore 8 heures du matin, c’est un vigile qui nous désigne l’emplacement en attendant l’ouverture de la capitainerie. Nous aurons mis 16 heures pour effectuer les 70 milles séparant Faial de Terceira. Terceira - Les Açores - Angra do Heroismo 6

L’amarrage effectué nous fermons les panneaux, tirons les rideaux et DODO. Une navigation de nuit avec du vent à une légère tendance à consommer les ressources de l’équipage. La visite de la ville se fera au réveil. De toute façon nous n’aurons pas le temps de visiter l’île car nous devons partir demain pour Ponta Delgada sur Sao Miguel, notre dernière escale dans l’archipel des Açores. Terceira - Les Açores - La marina d'Angra Terceira - Les Açores - La marina d'Angra 1 Terceira - Les Açores - La marina d'Angra 2 Terceira - Les Açores - La marina d'Angra 3

On nous avait vanté la ville d’Angra qu’il ne fallait pas manquer et bien nous avons eu raison de suivre les conseils. Même si l’après-midi de notre arrivée la visite s’est effectuée sous la pluie, nous avons été charmés par les maisons aux couleurs pastel, les rues pavés, les monuments et jardins entretenus parfaitement. Terceira - Les Açores - Angra do Heroismo Terceira - Les Açores - Angra do Heroismo 1 Terceira - Les Açores - Eglise du Santissimo Salvador da Sé - Angra Terceira - Les Açores - Jardim Publico - Angra Terceira - Les Açores - Jardim Publico - Angra 1

Le lendemain avec la réapparition du soleil nous apprécions encore plus les couleurs des immeubles. Terceira - Les Açores - Angra do Heroismo 3 Terceira - Les Açores - Angra do Heroismo 4 Terceira - Les Açores - Eglise da Misericordia - Angra Après quelques courses au marché de la ville, nous grimpons à la citadelle, base militaire en activité, pour apprécier une architecture que n’aurait pas reniée Vauban et une vue panoramique sur le port. Terceira - Les Açores - Le marché d'Angra Terceira - Les Açores - Le marché d'Angra 1 Terceira - Les Açores - Château de Sao Filipe Terceira - Les Açores - Château de Sao Filipe 1 Terceira - Les Açores - Château de Sao Filipe 2 Terceira - Les Açores - vue du Château de Sao Filipe

Mais déjà l’heure du départ sonne, il est 17 heures, les formalités de départ ont été effectuées en début d’après-midi. Un dernier salut au capitaine du port pour le remercier de son accueil sympathique, une dernière image de la côte et c’est parti pour une nouvelle navigation de nuit pour Ponta Delgada sur l’île de Sao Miguel. Terceira - Les Açores 1

A bientôt.

Faial - Les Açores

Notre deuxième escale aux Açores sera l’île de Faial. Faial - Les Açores - Horta Faial - Les Açores - Horta - Fort de Santa Cruz Faial - Les Açores - Horta - Fort de Santa Cruz 1 Faial - Les Açores - Horta 2

C’est l’ILE des navigateurs ayant effectué la traversée Ouest vers Est. Le port de Horta est mythique pour plusieurs raisons. Tout d’abord, c’est le lieu d’atterrissage naturel en provenance des Antilles, même si Flores a tendance à devenir une première escale, bien que le port soit trop petit. Faial - Les Açores - Horta 1 Faial - Les Açores - Horta 3 Ensuite, l’ancienneté de cette escale en fait un lieu privilégié où depuis des années les navigateurs laissent sur la pierre les traces de leurs passages. Faial - Les Açores - La marina de Horta Faial - Les Açores - La marina de Horta 1 Enfin, le café Sport dit chez Peter est le lieu incontournable des navigateurs même si l’ambiance d’aujourd’hui ne ressemble plus à celle d’avant d’après les vieux aux multiples escales à Horta. Faial - Les Açores - Horta - Peter Café Sport Faial - Les Açores - Horta - Peter Café Sport 1

Pour nous, c’était un rendez-vous qu’il ne fallait pas manquer. Florès était un avant goût, Horta fût le plat de résistance. Le jour de notre arrivée nous n’étions pas seuls à accoster au quai d’accueil. Le port était bondé et les bateaux n’avaient d’autre choix que le mouillage sur ancre au milieu du port ou bien l’amarrage à couple sur 3 ou 4 rangs. Faial - Les Açores - La marina de Horta 2 Nous avons choisi de nous mettre à couple, une première, afin de bénéficier de l’électricité et de l’eau. Nécessité fait loi, dit-on ! Et puis c’est un moyen d’échanger avec d’autres bateaux et d’en retrouver certains déjà aperçus ailleurs. C’est ainsi qu’à minuit le téléphone sonne. Il n’y a plus de respect pour le sommeil, même chez les navigateurs ! C’est Thierry, notre voisin de ponton à Fos qui vient d’arriver avec un ami, Gérard sur son bateau Loumi en provenance de Saint Martin. Content l’ami Thierry d’avoir réalisé sa première transat !

Nous décidons de louer à 4 une voiture afin de visiter l’île. C’est du vert, du vert, du vert. Normal me direz-vous vu le nombre de jours de pluie. D’ailleurs ce jour là, nous avons revêtu nos pseudos Kway notamment pour visiter le cratère dont vous ne verrez aucune photo puisque celui-ci était dans la brume. Nous avons juste eu le temps d’entrevoir le fonds et hop le « fog » anglais. Faial - Les Açores - Caldeira Faial - Les Açores Faial - Les Açores 1

A l’ouest de l’île, nous avons été impressionnés par la nature désertique et aride causée par l’irruption du volcan en 1957. Un village a complètement disparu, le phare a été partiellement enseveli et le territoire s’est doté d’un nouveau cratère. Contrairement à Lanzarote aux Canaries ici c’est une poussière très dense qui recouvre le sol et non des roches volcaniques. Faial - Les Açores - Vulcao dos Capelinhos Faial - Les Açores - Vulcao dos Capelinhos 1 Faial - Les Açores - Vulcao dos Capelinhos 2 Faial - Les Açores - Vulcao dos Capelinhos 3 Faial - Les Açores - Praia do Almoxarife

La fin de la journée nous laissera cependant un souvenir moins dense que lors de la visite de Flores. La diversité des paysages est moindre ; par contre plus habité, les monuments sont plus nombreux avec le style lusitanien si particulier. Faial - Les Açores - Morro de Castello Branco Faial - Les Açores - Morro de Castello Branco 1 Faial - Les Açores - Pedro Miguel Faial - Les Açores - Ponta do Varadouro Faial - Les Açores - Porto Pim Faial - Les Açores - Praia do Almoxarife 1 Faial - Les Açores - Horta - Igreja de Sao Francisco Faial - Les Açores - Horta - Igreja de Sao Salvador Notre excursion se terminera, bien entendu, chez Peter. Faial - Les Açores - Horta - Peter Café Sport 2 Nous envisagions de visiter l’île de Pico en face de Faial et éventuellement de faire une randonnée sur le sommet à plus de 2000 mètres mais hormis le premier jour de notre arrivée où nous avons pu apercevoir le sommet, celui-ci est resté sous les nuages durant notre séjour à Faial. Donc nous aurons vu Pico de la marina ! Faial - Les Açores - Pico vu de la marina Faial - Les Açores - Pico vu de la marina 1 Comme en Martinique ou aux Saintes, la tradition maritime se perpétue au travers des anciennes embarcations de travail. Ici, ce sont les baleinières qui régulièrement sortent naviguer. On imagine mal approcher une baleine avec ce genre de canot. Et pourtant ! Faial - Les Açores - La baleinière

A l’approche du départ vers l’île de Terceira, nous sacrifions à la coutume de la peinture sur le quai et je reproduis, en améliorant la calligraphie, mon œuvre « Floresienne ». Si, si, regardez bien, il y a une très nette évolution dans le style et la précision du trait ! Bon je reste encore très binaire dans ma palette de couleurs par rapport à d’autres artistes mais j’évolue, la prochaine fois je mettrai une touche de gris. Faial - Les Açores - notre 2ème trace

A bientôt

vendredi 31 mai 2013

Flores - Les Açores

Enfin nous voici à Flores à Porto das Lajes, petit port bien abrité derrière sa jetée, un peu envahi par les bateaux ayant transaté et qui ne possède qu’une vingtaine de places. Qu’importe, l’accueil est très sympathique, l’ambiance également et nous partageons notre expérience avec les autres qui ont tous effectué la traversée. C’est très intéressant ces échanges ; ils permettent de relativiser en comparant le vécu et le ressenti d’autres navigateurs. Flores - Les Açores - Marina de Porto das Lajes 1 Flores - Les Açores - Marina de Porto das Lajes Flores - Les Açores - Lajes das Flores 1

Avant tout, la première préoccupation, après avoir amarré le bateau, c’est de retrouver la douce fragrance élégante et raffinée de l’homme moderne en lieu et place de celle plus musquée mais néanmoins naturelle du voyageur rustique. En clair, une super bonne douche chaude. Ouah ! Nirvana !

Ensuite un petit restaurant, bon et pas cher, en devisant avec nos voisins de quai et une nuit de sommeil complète dont nous avions perdu l’habitude. Le lendemain réparations diverses dont le pilote automatique, la cuisinière, l’alimentation électrique du bord en 220 volts. Si par rapport à d’autres bateaux nous n’avons pas à déplorer de bris sur le haubanage, de déchirure de voiles voire de démâtage, nous avons quand même la désagréable surprise de constater le bris du thermostat du réfrigérateur et le non démarrage du compresseur qui a baigné dans l’eau pendant la traversée. A voir si cela est réparable à Horta car ici il n’y a rien pour dépanner. Flores - Les Açores Comme sur les îles que nous avons accostées, nous avons, ici aussi, loué un véhicule afin de visiter l’intérieur. S’il est arrivé parfois (rarement, avouons le) que nous soyons restés sur notre faim en terme de beauté ou de diversité des paysages rencontrés, ici, aucune déception n’est de mise. L’île est superbe, verte voire très verte avec de la mousse sur les parois bordant les routes, Flores - Les Açores - La mousse !

des forêts de cèdres rouges splendides, Flores - Les Açores - Le cèdre rouge

des lacs tous aussi différents les uns que les autres, Flores - Les Açores - Caldeira Rasa et Funda Flores - Les Açores - Comprida et Negra Lagoas

une côte découpée à l‘aspect sauvage, Flores - Les Açores - Ponta de Albernaz Flores - Les Açores - Le phare de Ponta de Albernaz Flores - Les Açores - Ponta Delgada et Corvo Flores - Les Açores - Porto de Faja Grande Flores - Les Açores - Le port de Ponta Delgada Flores - Les Açores - Le port de Santa Cruz

des chutes d’eau vertigineuses, Flores - Les Açores - Chute de Faja Grande Flores - Les Açores - Chute de Faja Grande 1 Flores - Les Açores - Les chutes de Ribeira Grande

des champs séparés par des murets de pierres de lave, Flores - Les Açores - Les murs de pierres de lave

des églises à l'architecture particulière, Flores - Les Açores - Lajes das Flores Flores - Les Açores - Eglise de Lajedo Flores - Les Açores - L'église de Cedros Flores - Les Açores - L'église de Santa Cruz

bref un plaisir pour les yeux ! Flores - Les Açores - Fajazinha Flores - Les Açores - Rocha dos Bordoes

On nous l’avait dit que Flores était jolie, c’est confirmé.

Après ces 5 jours, il est temps pour nous de sacrifier au rite des navires de passage et de peindre sur le quai de la marina la trace de notre passage. Le style taggueur n’est pas mon fort comme vous l’aurez remarqué ; le style peintre moderne, surréaliste ou impressionniste encore moins. Avec moi, c’est le style petit écolier en apprentissage d’écriture. Qu’importe, le symbole est là et la tradition respectée ! Flores - Les Açores - Notre trace Flores - Les Açores - Le chef d'oeuvre de JL Flores - Les Açores - Notre trace 1

La suite s’écrira sur l’île de Faial, à la marina de Horta à un peu plus de 24 heures de navigation.

A bientôt.

samedi 25 mai 2013

La bataille de l'Atlantique

Qu'est-ce que ce titre pompeux qui rappelle un film de guerre diffusé dans l'émission « Les Dossiers de l'Ecran », présentée par Armand Jammot dans les années 1970 ? Et pourtant, il a fallu nous battre jour et nuit pour atteindre notre but : l'île de Flores dans l'archipel des Açores. Traversée océan retour - du far pour la route Traversée océan retour - départ de Sunbay Marina Traversée océan retour - départ de Fajardo

Si la première semaine fut relativement tranquille avec du vent portant médium puis pas de vent donc utilisation du moteur ou un vent léger nous permettant une journée complète de mettre en service notre spi, les 3 autres semaines, oui vous avez bien lu, 3 autres semaines, nous avons dû batailler contre le vent pour pouvoir avancer. Traversée océan retour - calme plat ! Traversée océan retour - le spi ! Traversée océan retour - soleil couchant

En effet, nous avons eu 21 jours de près serré entre 15 et 28 nds. A 28 nds et 3 à 4 mètres de creux, nous avons mis du largue donc du sud dans notre navigation, car c'était difficilement tenable pour le bateau qui tapait comme un beau diable. Au largue nous avons effectué, là, nos meilleures moyennes : 147, 157 et 154 milles par jour avec des pointes à plus de 9 nds mais ce n'était plus la route prévue et optimale !

Naviguer dans ces conditions ce n'est pas simple, il faut virer de bord, accepter que le vent refuse et nous oblige à nous écarter de la route pour y revenir quand celui-ci adonne. Résultat : un peu plus de 3000 milles pour une route directe de 2400. Quand on aime... n'est-ce pas !

route suivie Traversée océan retour - il n'est pas passé loin ! Traversée océan retour - ciel embrasé !

A ces conditions, il faut rajouter la défection maintenant récurrente de nos deux pilotes automatiques. Le pilote de secours pour problème électronique, (il ne l'avait pas fait encore, celui là), plus de possibilité d'utiliser les touches de correction négatives de cap (-1, -10) et le pilote principal ayant les mêmes symptômes de craquements néfastes que nous avons connus au Cap Vert et sur la route de la Martinique. Donc nous avons, pendant 3 semaines, barré 24/24 heures. Nous avions à quelques milles de Flores une légère lassitude à peine perceptible, seulement perturbée par quelques jurons de défoulement à chaque refus du vent. Rien que de très normal, après tout. Traversée océan retour - il fait froid !

Nous sommes donc arrivés à Flores le 21/05/13 après 27 jours et 2 heures d'une navigation éprouvante tant sur le plan physique que nerveux, mais malgré tout nous avons bénéficié de conditions météo, certes exceptionnelles de part la direction des vents, mais relativement clémentes, vent maxi 28 nds. La semaine après notre départ, 2 bateaux ont disparu à quelques 600 milles des Açores dans une dépression très creuse avec du vent à F10/F11 et des creux de 11 à 12 mètres : un bateau de 75 pieds et un autre de 35. Traversée océan retour - Corvo Açores Traversée océan retour - Flores Açores Traversée océan retour - arrivée à la marina de Lajes - Flores

Le capitaine de port de Flores nous a précisé qu'il a accueilli plusieurs bateaux ayant démâté durant cette transat retour. Nous mêmes avons rencontré plusieurs bateaux ayant eu des ruptures de haubans ou d'étai. La navigation au près fait énormément souffrir les structures du bateau. Nous, nous déplorons la perte de notre groupe frigo qui a baigné dans l'eau que nous avons embarqué à plusieurs reprises par les vagues qui submergeaient le bateau quand celui-ci piquait du nez dans les vagues. Difficile de déterminer le nombre de litres rentrés par on ne sait où, mais j'évalue "à la louche" entre 200 et 300 litres en tout.

Malgré tout nous avons réussi à avoir une vie en mer relativement normale. Brigitte a pu cuisiner des petits gâteaux, c’est bon pour le moral et les quarts de nuit et elle a pu comme à l’aller pétrir un bon pain. Traversée océan retour - petits gâteaux secs Traversée océan retour - pain aux céréales

Comme à l’aller, où nous avions deux anniversaires à fêter, nous avons sur cette traversée arrosé un certain 10 mai, date importante s’il en est pour beaucoup de nos amis et pour nous. Non, non, ce n’est pas ce 10 mai là, celui de l’avènement de son altesse François de la Rose, c’est le 10 mai de notre mariage, date hautement plus importante à nos yeux. Pour fêter ça, j’ai mis mon plus beau costume de plongeur et je me suis immergé par 4000 mètres de fonds pour ramener le repas de fête, en l’occurrence, une dorade coryphène de bonne taille ! Auparavant, j’avais essayé la méthode classique de la canne à pêche avec son leurre qui par deux fois s’est rompu sous la pression de la bête. Par moment nous passions dans des champs d’algues qui s’accrochaient, bien évidemment au fil et au leurre nous donnant l’illusion d’une nouvelle prise. Que nenni, de l’herbe ! Traversée océan retour - Les algues

Une troisième tentative faillit être couronnée de succès lorsqu’à quelques mètres de la plateforme le poisson se décrocha. Enfin, avec la quatrième nous avons pu fêter dignement cet anniversaire, chacun son tour, avec des filets de dorade à la provençale et pommes de terre. Un régal ! Traversée océan retour - une belle dorade

Le fait de barrer nous laissant peu de temps de loisir, notre occupation a été, par exemple, de hurler pour empêcher les oiseaux du large à se poser sur notre girouette, ou bien, malheureusement de surveiller constamment la mer à la recherche éventuelle d’un radeau de survie lorsque nous sommes passés dans la zone de recherche d’un bateau porté disparu. Traversée océan retour - et en plus il insistait !

Cette traversée nous a rappelé également que nous avions définitivement quitté les Antilles et que nous nous dirigions vers le vieux continent, en effet les jours rallongeaient et le jour, mais surtout la nuit, le froid et l’humidité s’immisçaient à travers nos couches de vêtement polaire. Autre constat, le bronzage si savamment entretenu pendant ces quelques mois a quasiment disparu au cours de cette route de retour. Traversée océan retour - JL avec barbe de 3 sem ! Traversée océan retour - le bronzage a disparu !

Donc ne boudons pas notre plaisir d'avoir réussi la première partie de la transat retour, la plus longue, sans casse majeure. Maintenant place au repos, aux réparations, (comme d'habitude) et à la visite de Flores puis de Faial et peut-être de Terceira. Traversée océan retour - à la vôtre !

A bientôt.

lundi 22 avril 2013

Puerto Rico 2

Notre première visite fût la ville de San Juan, la capitale et surtout la vieille ville et ses remparts, ses petites rues où l’on retrouve le style espagnol des maisons à balcons.

Puerto Rico - San Juan - Christophe Colomb Puerto Rico - San Juan 8 Puerto Rico - San Juan - Le Capitol Puerto Rico - San Juan 1 Puerto Rico - San Juan 10 Puerto Rico - San Juan - Ancien Casino Puerto Rico - San Juan 12 Puerto Rico - San Juan 7

Le vieux San Juan, quartier historique est tourné vers ses fortifications. D'ailleurs les tourelles des remparts sont l’emblème de la ville et figurent en fonds d’image sur les plaques d’immatriculation automobile. Puerto Rico - San Juan - Palacio de Santa Catalina Puerto Rico - San Juan 3 Puerto Rico - San Juan - Fort San Felipe del Morro Puerto Rico - San Juan 4 Puerto Rico - San Juan 2 Puerto Rico - San Juan 5

Ici comme ailleurs il nous apparaît évident que la mondialisation produit les mêmes causes et les mêmes effets. Roger, tu n’es pas seul, tes collègues sont là !

Puerto Rico - Les copains !

Par contre, je m’étonne que tu sois aussi discret sur tes placements à l’étranger, une conséquence de l’effet Cahuzac, je suppose ? Puerto Rico - Investissement San Juan !

Il semblerait que les portoricains aiment les couleurs un peu flashy pour leurs maisons avec une particularité, que nous n’avons vu nulle part ailleurs, la présence de barreaux et autres grillages sur toutes les entrées possibles de la maison. C’est dingue ! On dirait qu’ils sont en prison. Puerto Rico - Maison prison ! Puerto Rico - Maison prison ! 2 Puerto Rico - Maison prison ! 3 Puerto Rico - Maison prison ! 4 Puerto Rico - Maison prison ! 5 Puerto Rico - Maison prison ! 6

Notre deuxième visite sur l’île sera forestière avec une randonnée dans le parc national d’El Yunque, une forêt humide où se trouvent des chutes d’eau que nous avons atteint après seulement une petite demi-heure de marche sur un sentier bétonné… nous avions l’air un peu touriste en croisant les autochtones en sandales et nous en chaussures de rando ! Nous avions oublié que l’Amérique n’est pas loin donc tout est balisé, sécurisé, aseptisé, pasteurisé, etc. Arrivés à la chute, double déception. La première concernant la chute elle-même, de l’eau qui coule sur de la roche. Rien à voir avec les chutes du Carbet, par exemple, que nous avons vu en Guadeloupe. Puerto Rico - La Mina Falls 3 Puerto Rico - La Mina Falls 4

Deuxième déception, le monde pour ne pas dire la faune faisant trempette en attendant que le barbecue ait cuit la viande. Voyez comme on peut manipuler l’information en tronquant un peu l’image. Puerto Rico - La Mina Falls Puerto Rico - La Mina Falls 2

Bon, la marche n’était pas difficile, la forêt très belle, très verte. Un bon moment quand même. Puerto Rico - El Yunque 2 Puerto Rico - El Yunque 3

Après ces escapades, nous avons décidé d’augmenter notre capital culturel par une visite du plus grand radiotélescope du monde à Arecibo. En arrivant sur le site, j’ai tout de suite reconnu le lieu : j’y étais déjà venu, une première fois avec Pierce Brosnan et une deuxième fois avec Jodie Foster. Non, je ne délire pas ce grand appareil a servi pour le film GoldenEye avec 007 et pour Contact. Je vous avais dit que c’était une visite culturelle. Puerto Rico - Arecibo Observatory Puerto Rico - Arecibo Observatory 1

Dans la foulée, après les hauteurs astronomiques de l’observatoire, nous nous sommes dirigés vers les profondeurs de la terre, en visitant les « caves », en français les grottes, de Rio Camuy. Sympa ! Moins grandes que les cavernes de Carlsbad que nous avions vu au Nouveau Mexique et moins riches que celles que nous avons en France comme la Grotte des Demoiselles. Autre bémol le prix : 15 dollars par personne pour 45 minutes, c’est peut-être un peu cher. Puerto Rico - Rio Camuy Cave Puerto Rico - Rio Camuy Cave 1 Puerto Rico - Rio Camuy Cave 2

Puisque nous étions sur les découvertes naturelles, nous avons poussé notre route jusqu’au sud-ouest à la pointe de Cabo Rojo avec son phare, ses falaises et ses salines. Un joli spectacle pour les yeux et un contraste de plus avec le reste de l'île. Puerto Rico - Cabo Rojo - les salines Puerto Rico - Cabo Rojo - les salines 1 Puerto Rico - Cabo Rojo - les falaises Puerto Rico - Cabo Rojo - les falaises 1 Puerto Rico - Cabo Rojo - le phare

Pour nous remettre entrain rien ne vaut un bon repas local, dans une ambiance locale, aussi nous sommes nous dirigés vers le village de Guavate en sortie de la forêt du même nom, non sans avoir subi notre énième orage depuis 4 à 5 jours que nous visitons l’île. Puerto Rico - un orage Puerto Rico - un orage 1

Ce village est réputé à travers l’île pour sa spécialité du cochon de lait à la broche. Difficile de choisir devant le nombre important de gargotes proposant le même type de produit. Nous jetons notre dévolu sur celui à l’ambiance salsa. Bien bon le cochon grillé et le riz aux fèves itou ; le prix étant plus que correct 18 dollars pour 2.

Puerto Rico - Cochon de lait - Guavate Puerto Rico - Cochon de lait - Guavate 1

Ces quelques commentaires et images concluent notre périple caraïbe commencé par la Martinique début janvier. Nous reprenons le chemin du retour en retraversant l’océan dans l’autre sens, direction les Açores que nous espérons atteindre à la mi-mai.

Je vous rappelle le lien permettant de nous suivre durant cette traversée : http://www.stw.fr/localisation/show-position-bateau.cfm?user_id=19756

A bientôt.

Puerto Rico

Découverte, elle aussi, par Christophe Colomb, cette île est un état associé aux USA. Mais comme pour les USVI, les citoyens bien qu’ayant un passeport américain ne peuvent voter pour les élections présidentielles mais aux primaires oui ! Cherchez l’erreur. Ici on parle avant tout espagnol, même dans les restaurants il n’est pas toujours évident de trouver un employé parlant anglais, surtout si on quitte les grandes villes. Puerto Rico - notre arrivée à Fajardo

Par contre le mode de vie s’approche bien de celui des américains, climatisation à fond dans les magasins, les restaurants, distributeur de glaçons un peu partout et notamment dans les stations services, toutes les chaînes de restauration rapide des US sont présentes, ainsi que les "drugstores" ouverts 24h/24. La circulation automobile est dense avec par contre une conduite portoricaine sur les routes à deux ou trois voies : je roule à gauche et si les autres veulent doubler et bien qu’ils le fassent par la droite, moi je suis bien sur la gauche et j’y reste. Même pas un petit appel de phare, un coup de klaxon. Cool ! Parfois c’est limite dangereux quand de la gauche je traverse les deux autres voies, sans clignotant, pour prendre la sortie à droite ! Sans vouloir passer pour un macho, beauf et rétrograde mes observations, confirmées par Brigitte, ont montré que 8 femmes sur 10, avec leurs gros 4X4, étaient adeptes de cette conduite. Bizarre ! Chercheraient-elles à singer le comportement masculin qu’elles y réussissent parfaitement.

Sur un sujet approchant, nous avons été étonnés de voir une pub proposant aux femmes de pouvoir uriner comme les hommes, debout ! Croyant à une plaisanterie douteuse, nous sommes allés sur le site (pipipop.com) et effectivement ils vendent un produit adapté à cet usage. Dingue, non ? Puerto Rico - pipipop.com Nous nous sommes rapidement adaptés à ce mode de circulation et après plus de 1600 kms parcourus, en long et en large, avec cette fois-ci une Toyota Corolla toute neuve, difficile de ne pas nous confondre avec des habitués, et zig et zag ! Puerto Rico - Toyota Corolla neuve !

Nous avons été frappés par la diversité de paysages qu’offre cette île.

Au centre, d’est en ouest c’est très montagneux, même si le point culminant (Cerro de Punta) n’est qu’à 1338 mètres, c’est une succession de montagnes avec une route dite panoramique qui traverse de denses forêts humides, limite jungle par endroits. Puerto Rico - El Yunque Puerto Rico - El Yunque 1 Puerto Rico - Route panoramique 2 Puerto Rico - Route panoramique Puerto Rico - Route panoramique 1

Dans le nord vers Arecibo, notamment, les montagnes deviennent des collines appelées Karst et le paysage devient prairie d’élevage à l’herbe bien grasse. Puerto Rico - The Karst Puerto Rico - The Karst 1

Le sud après Ponce vers le phare de Cabo Rojo, la végétation devient par endroit désertique, sèche et la forêt un peu de type méditerranéen, c’est le domaine des ranchs et de l’élevage de chevaux. Puerto Rico - Guanica Dry Forest Puerto Rico - Sud Ouest - Ranch

Le bord de mer est la troisième caractéristique de cette île avec des plages longues, sauvages et certaines quasi désertes Puerto Rico - Ballena Beach Puerto Rico - la plage de Luquillo Puerto Rico - La Playuela Beach Puerto Rico - Lucia Beach Puerto Rico - Playa Hucares Boardwalk

et sur la côte est notamment des marinas en nombre, plus ou moins grande avec une clientèle de bateaux à moteur. Gérard, tu serais au paradis ici ! D’ailleurs dans la marina de Sunbay où nous avons amarré le bateau, il n’y a qu’une douzaine de voiliers pour plus ou moins 200 motor-yachts, sans compter ceux à sec sur racks de stockage (4 hauteurs). Puerto Rico - Sunbay Marina Puerto Rico - Sunbay Marina 1 Puerto Rico - Sunbay Marina 2

Voilà pour une présentation générale, la suite dans Puerto Rico 2

A bientôt.

lundi 15 avril 2013

Culebra

L’île de Culebra est la porte d’entrée pour Puerto Rico. C’est ici que nous ferons notre clearance in et que nous aurons notre « cruising licence » pour les Etats-Unis nous permettant de circuler sur les eaux territoriales avec notre bateau en communiquant quand même aux autorités, les customs, nos déplacements dès que nous sortons de la zone où nous avons fait notre clearance d’entrée. Liberté de circuler certes mais surveillée. récif à l'entrée de la baie

Notre douanier nous accorde un permis de circulation de 2 mois, ce qui pour nous est amplement suffisant puisque début mai nous quittons la zone américaine pour retraverser vers les Açores. Une fois ces paperasses effectuées, nous retournons à notre mouillagebaie Ensenada Honda Culebra 1

non sans avoir repéré le supermarché du coin. Il fallait le trouver. Paradoxalement il était très bien achalandé, en produits US, certes, mais en nombre de références et en quantités.supermarché

Le lendemain, petite visite sur une plage pour que Brigitte puisse pratiquer son snorkeling quotidien. Bof, paraît-il, moi je surveille la faune et prends des photos des oiseaux. J’ai dit les oiseaux : chaussez vos lunettes ! héron blanc, j'ai dis héron Culebra - Le héron blanc !

L’île n’étant pas bien grande nous décidons quand même de louer un véhicule car la marche en plein soleil sur des routes non prévu pour les piétons est impossible, n’oublions pas que nous sommes aux avant-postes des USA où la voiture est reine, donc ici aussi. Direction le loueur local. Le choix est cornélien soit une jeep Wrangler neuve, on connaît et on voulait changer, soit un scooter mais il fallait obligatoirement le casque et par cette chaleur… et puis si c’est pour ressembler à Roger ou François. Je ne voudrais pas non plus que Denis puisse un jour avoir l’occasion de comparer ma Goldwing avec un scooter. Il y a tellement de médisance sur terre !!! Bref, nous avons jeté notre dévolu sur un bolide seul capable de nous apporter les sensations désirées et un peu de fraîcheur lors des (rares) longues portions droites de l’île. décapotable sport

Plages de sable fin, plage de zoni flamenco beach 1 flamenco beach 2 flamenco beach 3 flamenco beach 4

mangrove, mangrove

récifs, récif à Carlos Rosario

et mouillage, mouillage à Dakity bay

sont au menu de cette promenade véhiculée. Nous trouvons un petit chemin, interdit pour cause d’ancien terrain militaire, chemin vers Carlos Rosario Carlos Rosario beach

qui nous conduit vers une plage quasi déserte après 20 minutes de marche, si ce n’est 2 voiliers au mouillage et 2 bateaux moteurs au bord de la plage avec les occupants dans l’eau de la piscine, verres de vin et punch planteur dans la main. Apéro time à Rosario beach

Ils resteront ainsi 2 bonnes heures à discuter et quand un des bateaux retournera à son port de départ, le deuxième viendra nous causer et, apprenant notre nationalité, ira chercher dans la glacière un petit champagne rosé à boire sur la plage. Cool, non ?

Le soir nous rendons notre bolide après deux ou trois frayeurs dues aux accélérations foudroyantes et nous allons nous rafraîchir d’une bonne bière au bar du mouillage, le Dinghy Dock, qui comme son nom l’indique accueille tous les dinghies des bateaux au mouillage dans un brouhaha causé par les navigateurs : un mélange d’anglais et …. d’anglais. Dinghy Docks

C’est de cet endroit que nous apercevons nos amis d’Abaco, en provenance de Puerto Rico, jeter l’ancre à quelques encablures de notre bateau. Nous passons les voir, contents de les revoir après nos divers échanges par mails. Nous aurons le plaisir de passer ensemble les quelques soirées avant notre départ pour Puerto Rico prévu pour le mardi 9 avril. C’est ici que nos chemins se croiseront pour la dernière fois, eux retournant en Martinique et nous retraversant l’Atlantique. soirée on board

A bientôt.

jeudi 11 avril 2013

US Virgin Islands (USVI)

Après les BVI direction les USVI. La sortie de West End Tortola nous laisse voir une des très, très nombreuses constructions qui ont été construites en s’accrochant aux pentes des ces îles volcaniques. Départ de Soper's Hole - West End Tortola Départ de Soper's Hole 1

Avant d’arriver à Saint John, première des Iles Vierges Américaines la plus proche des Iles Vierges Britanniques, nous faisons une escale avec le ferry à Jost Van Dyke la troisième île des BVI en taille. Jusqu’à maintenant nous vous avions gâté de belles photos dans le but hautement mesquin de vous faire saliver d’envie ou de jalousie voire des deux, ceci n’étant pas incompatible loin s’en faut, sachez toutefois que l’envers du décor n’est pas si éloigné de la carte postale. Comme toujours le bon côtoie le mauvais. En voici un bel exemple. Jost Van Dyke - BVI 1 Jost Van Dyke - BVI

L’arrivée à Cruz Bay sur l’île de St John, nous fera oublier ces carcasses de voitures et nous apprécierons l’effort des taximen à décorer leurs véhicules. Flashy les couleurs ! Saint John - Cruz Bay 2 Saint John - Cruz Bay 3 Saint John - Cruz Bay Saint John - Cruz Bay 1

A l’instar des beaux couchés de soleil, des couleurs éclatantes sous le soleil, voici quand même le temps de la pluie et du ciel bien bas. Ce fût le temps du week-end de Pâques. D’accord la température restait estivale mais la pluie orageuse tropicale oblige justement à rester à l’intérieur avec une chaleur moite pas très agréable. Allez ayez une petite pensée de soutien pour ce que nous avons enduré pendant ces trois jours, quoi ! Ce n’est pas toujours facile. Saint John - Maho Bay 1 Saint John - Maho Bay 2

Mais quand le beau temps revient nous prenons plaisir à nager avec nos amies les tortues dans cette eau limpide mais peut-être un peu trop chaude, 23 ou 24 degrés pour 30 dehors. Néanmoins avec cet écart de température il n’est pas si facile d’y rentrer ! Saint John - Maho Bay Saint John - Maho Bay 3 Saint John - Maho Bay 4

Il est temps de quitter cet endroit en allant déposer notre enveloppe contenant les dollars nécessaires à la contribution du parc national et à la location obligatoire de la bouée soit 15 euros par nuit. Ce petit ponton, sans surveillance possède une urne « bourrée » d’enveloppes contenant des dollars, impensable en France. Déjà que des gens puissent payer leur passage si personne ne vient encaisser, ce n’est pas gagné d’avance et ensuite que l’urne ne soit pas dévalisée une nuit alors là, c’est le rêve absolu. Saint John - Maho Bay  - Pay station

Sur ce, direction l’île de Saint Thomas et la baie de Charlotte Amalie par une navigation tranquille mais vigilante de part les récifs toujours présents dans cette région. Saint Thomas Saint Thomas 1

La marina étant quasiment occupée par des super motor yachts et les immenses palaces flottants des paquebots, nous décidons de mouiller non loin du centre ville dans cette jolie baie. Saint Thomas - la baie de Charlotte Amalie Saint Thomas - la baie de Charlotte Amalie 3

La visite commencera par la montée des 99 marches nous emmenant dans le cœur historique de la ville nous permettant de dominer cette baie, Saint Thomas - Charlotte Amalie - 99 steps Saint Thomas - Charlotte Amalie Saint Thomas - Charlotte Amalie 2 Saint Thomas - la baie de Charlotte Amalie1 Saint Thomas - la baie de Charlotte Amalie 2 Saint Thomas - Charlotte Amalie - Fort Christian Saint Thomas - Charlotte Amalie - Frederick Lutheran Church

là où il y a 4 siècles sévissaient les pirates des caraïbes comme Barbe Noire et Rackham le Rouge connus ici sous le nom de Blackbeard ou John « Calico » Jack Rackham. Saint Thomas - Charlotte Amalie 3 Saint Thomas - Charlotte Amalie - Bateau pirates Saint Thomas - Charlotte Amalie - 2 Bateaux pirates Saint Thomas - Charlotte Amalie - Bateau pirates 1

Il faut d’ailleurs toujours se méfier car leurs émules peuvent surgir à tout moment, la preuve, Brigitte a failli être coupée en deux. Saint Thomas - Charlotte Amalie - Jack Sparrow

Nous décidons de fuir rapidement cet environnement dangereux pour nous réfugier un peu plus loin dans Crown Bay et sa marina. Saint Thomas - Crown Bay Marina

A l’abri de la civilisation, nous pouvons enfin refaire le plein d’eau, d’électricité et de victuailles. A ce sujet, nous sommes restés sidérés de trouver dans l’épicerie de cette marina des crêpes de la marque LE STER qui vous l’aurez compris sont bretonnes et que nous achetons régulièrement dans l’hypermarché Leclerc dans lequel nous faisons nos courses en France. Dingue, non ! Sont partout ces bretons, c’est comme les doryphores cette espèce là.

Après une nuit dans la marina, départ en fin de matinée pour l’île de Culebra pour faire notre entrée et poser donc un premier pied officiel dans le territoire américain par l’intermédiaire de Puerto Rico. En partant nous longeons la côte moins touristique avec vue sur un site industriel, même ici il faut produire. En cherchant bien on peut toujours trouver la face cachée. usine discrète?

A bientôt.

jeudi 04 avril 2013

British Virgin Islands (BVI)

Les British Virgin Islands, sont notre 19ème escale après une navigation de nuit à partir de Saint Martin. Encore avons-nous réduit l’allure et contourné par le nord sinon nous arrivions vers 4 heures du matin mais négocier l’approche de ces côtes de nuit n’est pas sécurisant du fait des nombreux récifs et d’un manque de signalisation. Nous mouillons donc à 8 heures du matin devant la marina de Spanish Town face à l’immeuble des douanes et nous nous y rendons de facto effectuer notre clearance d’entrée.MOUILLAGE SPANISH TOWN Virgin_Gorda_-_mouillage_a_Spanish_Town.jpg

En règle avec la législation en vigueur, nous trainons dans le village de Spanish Town et revenons au bateau pour préparer notre séjour à Virgin Gorda.

Le lendemain de bonne heure et de bonne humeur, c’est rare mais cela arrive, si, si, je vous assure que c’est possible, direction les BATHS, haut lieu touristique de cette île. Parfois ces « hauts lieux » sont très surfaits, là, non ! Nous y avons passé une journée complète dans la joie et la bonne h……r. C’est dingue, non ! Une journée complète avec le sourire, notez le bien. C’est vraiment un endroit paradisiaque si à certaines heures ce n’était le flot et le débarquement des touristes hôteliers ou croisiéristes.Débarquement touristes the baths 1 baths 2 baths1 baths 3 baths 4 baths 5 baths 6 devil'sbay 1 devil's bay 2 sentier de bord de mer The Baths au petit matin

Il en faut pour tout le monde. Le soir retour à notre mouillage de Spanish Town, il est interdit de rester mouiller aux Baths la nuit, et direction le restaurant les pieds dans l’eau pour déguster une langouste grillée. Ouah ! Trop bon ! dégustation langouste

Ce 23 mars nous quittons la baie de Spanish Town pour le nord de l’île dans la baie de Gorda Sound où nous posons notre ancre devant Mosquito Island et un complexe hôtelier en réhabilitation. Personne sur ce mouillage sauf un Américain voulant prendre une bouée à 5 mètres de notre bateau et qui n’a pas apprécié d’entendre notre groupe électrogène et s’en est allé en retraversant toute la baie, là d’où il était venu. Hé, Hé !! Petite mesquinerie. De temps en temps cela fait du bien et puis un si beau mouillage avec des tortues, des raies mantas et pastenagues, des pélicans et la barrière de corail à 50 mètres. Si on peut ne pas la partager, c’est bien non ? Nous, nous avons apprécié. Honte même pas. C’est bon la honte ! mosquito island mosquito island drake anchorage

Après 2 jours dans cet environnement nous reprenons la route pour Soper’s Hole sur l’île de Tortola, à l’ouest. soper's hole west end west end 2

Ce choix est guidé par la nécessité d’obtenir un permis de séjour de 90 jours aux USA par une entrée aux Iles Vierges Américaines. En effet, pour rentrer aux USA il faut soit un visa, démarche longue, coûteuse, nécessitant un déplacement à Paris pour un entretien, etc. Soit un billet d’avion ou de bateau, aller et retour, et lors du passage à la douane, avec son formulaire ESTA dûment rempli et payé sur internet, on obtient le tampon sur le passeport pour 3 mois. Cette procédure ne concerne que moi puisque Brigitte avec son passeport canadien peut aller et venir à son gré. Donc à partir de Soper’s Hole, nous prenons un ferry qui nous emmène à Cruz Bay, sur l’île de St John (USVI) et là, à la douane, j’obtiens mon tampon d’entrée sur le passeport. Retour 2 heures après à la marina côté BVI pour faire notre clearance de sortie. Le lendemain nous repartons à St John mais avec notre bateau cette fois-ci, revoir notre douanier américain et faire notre clearance d’entrée. Simple, non !

La veille nous avions loué un véhicule pour essayer d’acheter une prise électrique aux normes américaines. Après 3 stops and go, nous avons trouvé de quoi nous dépanner après un bricolage électrique dont j’ai maintenant la maîtrise. Merci Marc pour la formation. J’ai enfin dépassé la notion du « fil vert sur le bouton vert, le fil rouge sur le bouton rouge » de la 5ème Compagnie. Notez au passage mes références cinématographiques. L’achat effectué nous avons visité l’île par l’intérieur. C’est la côte qui mérite le détour, les plages, les baies. apple bay brewers bay long bay long bay droite long bay gauche belmont point road town

L’intérieur est sec et les routes dignes des calas de Palma de Majorque. Ça monte dru et ça descend fort, évidemment, avec virages en épingles à cheveu et en dévers. Le 4X4 est plus que bienvenu, indispensable.

Ce 28 mars nous quittons les BVI pour les USVI pour une longue navigation qui faute de vent s’effectuera au moteur. Départ de Soper’s Hole : 10h45 ; arrivée à Cruz Bay : 12h30.

A bientôt.

lundi 25 mars 2013

Saint Martin et Sint Maarten

Départ de St Barth le 15 Mars, sans regret, à 11 heures direction la baie de Marigot sur la partie française de Saint Martin. Nous passons par l’Anse du Colombier où le mouillage se fait sur bouées uniquement. Nous prenons une allure pas trop rapide car l’ouverture du pont permettant l’entrée dans le lagon et la marina de Port la Royale s’effectue soit à 14h30, ce sera trop tôt, soit à 17h30. Saint Barth - Anse de Colombier

Donc petite navigation pépère nous permettant de voir une grande partie de la côte hollandaise et le début de la partie française. Saint Martin - la côte hollandaise L’arrivée au pont ouvrant de Sandy Ground nous donne accès au chenal de la marina et à son environnement 5 étoiles. Saint Martin - Arrivée Sandy Ground Bridge marina port la royale Environnement 5 étoiles

Le lendemain nous effectuons les formalités d’entrée et partons visiter Marigot, le fort et sa vue sur l’ensemble du lagon. Nous avons aussi contacté Gérard, mon ex-beau-frère et rendez-vous est pris pour le lendemain et la visite de Saint Martin. Avec un guide c’est toujours mieux, surtout que celui-là vit ici depuis plus de 25 ans. gérard le saint martinois Saint Martin - La baie de Marigot Saint Martin - La baie de Marigot 1

Première visite INCONTOURNABLE, la piste de l’aéroport de Saint Martin et pas à n’importe quelle heure, au moment du décollage du 747 de KLM. En arrivant sur la plage bordant la piste, une foule est déjà massée en regardant vers l’aéroport. A l’heure dite le Boeing s’approche de la piste, les badauds de la grille, les moins téméraires restent sur la plage et c’est le moment tant attendu, réacteurs pleine puissance pour lancer le mastodonte qui dans une fureur, je n’ai pas dit führer, lève le sable, roule les curieux, arrache les serviettes. Une fois dans les airs ce petit monde reprend son activité plage en attendant le prochain envol dans 2 jours. C’est fou, non ? C’est Saint Martin !! aeroport aeroport 1 aéroport 2 la foule les fousles fous 2

Le reste de la visite de l’île nous permettra de voir des sites aussi sympathiques qu’Orient Bay, l’Anse Marcel, la Baie de Philipsburg et des endroits plus glauques, genre ghettos avec au choix des dominicains, des dominiquais, des haïtiens, des jamaïcains, des guyanais, etc. Plus de 120 nationalités cohabitent plus ou moins bien ou mal dans cet espace relativement réduit où l’alcool à bas prix, détaxé, et la drogue laissent la porte ouverte aux dérives. L’environnement de la marina avec son squat de sdf est là pour en témoigner, tout comme nous qui avons été cambriolé alors que nous étions partis manger une pizza. Un « en…ré » est rentré dans le bateau en forçant le capot d’entrée et nous a volé une centaine de dollars ainsi que mon lecteur MP3 avec «toute la musique que j’aime, qui vient de loin... ». Comme il a vu les billets il ne s’est pas intéressé au reste : l’appareil photo sur la banquette, l’ordinateur sur la table, l’autre ordi sur la table à cartes. Nous devions être surveillés par les sdf présents en permanence sur le parking jouxtant la marina. fort louis anse marcel Saint Martin - Great Bay - Philipsburg Saint Martin - Orient Bay Saint Martin - Simpson Bay Lagoon Saint Martin - Simpson Bay Lagoon 1

Ne t’inquiète pas Gérard nous ne resterons pas sur cette mauvaise image mais plutôt sur une note positive et gastronomique : le gâteau à la carotte de chez FIG. Roger, tu vois que ce n’est pas une invention de Brigitte le gâteau à la carotte, il figure au menu des très bons restaurants ! Saint Martin - Gâteau aux carottes chez FIG

Après 5 jours d’escale, 60 dollars US de gain au casino dont nous ne profiterons pas, merci à « l’en…ré », nous reprenons la mer pour les British Virgin Islands, les Iles Vierges Britanniques pour les réfractaires à la langue d’Outre-manche. Saint Martin - Départ Sandy Ground Bridge

A bientôt.

mardi 19 mars 2013

Saint Barth

A 5h45 nous quittons la marina de Port Zanté à Basseterre direction Saint Barthélémy, Saint Barth pour les intimes. Dès la sortie du port, dans la baie, nous avons vu arriver le Ponant le petit paquebot à voile de la compagnie CMA/CGM, celui qui s’était fait pirater au large de la Somalie il y a une paire d’années. Une heure plus tard nous croisons à bonne longueur cette fois, le Star Clipper, autre bateau de croisière à voile. Que du beau monde sur ces eaux ! Saint Barth - Le Ponant Saint Barth - Le Star Clipper

Passé la pointe nord de l’île, nous faisons cap direct sur St Barth au bon plein à une vitesse de 6 nds en laissant sur notre gauche l’île de Statia, ou Saint Eustache et dans son prolongement l’île de Saba, qui n’a rien à voir avec la reine éponyme, qui aurait vécu du côté de l’Ethiopie il y a quelques centaines d’années. Sainte Eustache - Saba

L’arrivée au mouillage de Gustavia, principale ville et seul vrai port de St Barth, à 15h40 après 41 milles de parcours nous a permis de tenir une moyenne de 4,87 nds avec un vent tombé entre 6 et 9 nds au près serré. Une fois l’ancre bien crochée, il a fallut s’y reprendre à deux fois à cause des cailloux au fond, nous sommes partis pour une petite visite de Gustavia. Jolies maisonnettes et des boutiques de luxe. Impression, bof, bof, bof. Il y a 20 ans peut-être y avait-il un dépaysement particulier et l’intérêt des achats hors taxes mais aujourd’hui se retrouver coincé en tant que piéton dans des embouteillages sur une île aussi petite et voir des produits que l’on retrouve partout ailleurs avec des prix à faire oublier qu’il n’y a pas de taxes, intérêt : ZERO. Saint Barth - Gustavia Saint Barth - Gustavia 1 Saint Barth - Gustavia 2

Que viennent donc chercher tous les bateaux, plus d’une centaine, qui sont au mouillage, qui étaient là avant notre arrivée et qui sont restés après notre départ ? Saint Barth - Mouillage de Gustavia Saint Barth - Mouillage de Gustavia 1 Saint Barth - Mouillage de Gustavia 2

Pour notre part, plutôt que de perdre du temps sur cette île, nous décidons de passer la nuit et de partir sur Saint Martin demain en début de matinée pour un petit parcours de 25 milles. Saint Barth - Départ

A bientôt.

lundi 18 mars 2013

Saint Kitts

Après quelques jours passés à préparer la carène du bateau nous voici prêts à prendre la mer vers Nevis et Saint Kitts. Départ au petit matin, 5h30, pour une arrivée prévue vers 15 h. Il y a environ 50 milles. Dès le début, dans le chenal de la marina, le bateau file à plus de 3 nds alors que le moteur est à peine à 1400 tours. On ressent tout de suite l’efficacité d’une carène propre. Cela ne se démentira pas tout au long de la journée où le bateau flirtera avec des pointes à 7 nds pour un vent n’excédant jamais 15 nds par le travers. Résultat : une moyenne de 5,4 nds entre le départ de Jolly Harbour et l’amarrage à Basseterre (54 milles en 10 heures) et une arrivée (à 15h30) au près serré avec 25 nds. Nevis Saint Kitts - South Frigate BaySaint Kitts

Peu de voiliers dans cette petite marina et une demi-douzaine d’autres au mouillage à l’entrée du port. Nevis et St Kitts ne sont pas des destinations très courues par les plaisanciers du fait de la qualité et du nombre de mouillages possibles. Ces îles comme celle de Montserrat, bien que peu éloignées de la Guadeloupe ou d’Antigua ne sont pas sur les vents portants comme peuvent l’être Barbuda, St Barth ou St Martin. St Kitts, et surtout sa capitale Basseterre, est un grand centre commercial ouvert 8 heures par jour pour accueillir les milliers de touristes débarquant des paquebots. A 17 h, au dernier coup de corne de ces mastodontes des mers annonçant leur appareillage, l’animation de la ville retombe et seul le centre ville, autour de son rond point, reste quelque peu animé. Saint Kitts - The Circus Saint Kitts 2 Saint Kitts 3 Saint Kitts 4

Depuis 2005, date de la fermeture des dernières usines de sucre, St Kitts s’est tourné totalement vers le tourisme...

Saint Kitts - Sucrerie abandonnée 1 Saint Kitts - Sucrerie abandonnée Saint Kitts 7

mais le tourisme de masse des croisiéristes, un peu comme à St John’s à Antigua. Mais à Antigua ce type de tourisme n’est pas le seul alors qu’à St Kitts, si. Ici il faut faire « tomber » les dollars, le plus possible et le plus rapidement possible car dans quelques heures le pigeon va s’envoler ailleurs ! Saint Kitts - Port Zanté - Duty Free Saint Kitts - Port Zanté - Duty Free 1 Saint Kitts 1 Saint Kitts - Port Zanté Saint Kitts- Marina Port Zanté

Les touristes étant en majorité des américains, tout blanc déambulant dans les rues est susceptible d’avoir et de dépenser des dollars. La relation avec les autochtones est donc basée sur l’argent et est beaucoup moins, mais alors beaucoup moins agréable et sympathique, qu’à Antigua par exemple.

Nous avons, cette fois-ci, décidé de prendre un taxi collectif pour visiter l’intérieur de l’île. Nous avions, au départ, voulu prendre un petit train, le Scenic Railway, mais nous nous sommes laissés convaincre par le taxi-man. Il nous a expliqué qu’il faisait quasiment le même parcours que le train, qu’il s’arrêtait à certains endroits alors que le train ne le faisait pas et qu’il nous en coûterait 3 fois moins. Ce dernier argument ayant bien sûr son importance. Il est vrai que le train avait un tarif de 90 dollars US par personne plus le taxi pour aller et revenir de l’aéroport, lieu de départ du train alors que le taxi collectif nous coûtait 25 dollars par personne pris et ramené quasiment à la porte de la marina ! Donc en route pour une visite de l’île effectuée en 3 heures. Quelques sites sympathiques :

Saint Kitts - Mount Liamuiga Saint Kitts 6 Saint Kitts - St George Anglican Church Saint Kitts 5 Saint Kitts - The Co-Cathedral

Saint Kitts - Black Rocks Saint Kitts - Black Rocks 1

Saint Kitts - Caribelle Batik Saint Kitts - Caribelle Batik 1 Saint Kitts - Caribelle Batik 2

quelques commentaires instructifs et retour à la marina. Deux emplettes et deux dernières bières plus tard pour dépenser les derniers dollars EC, que nous n’utiliserons plus dans nos futures escales, nous préparons le bateau pour un départ matinal vers St Barth le 14 mars.

A bientôt.

dimanche 10 mars 2013

Antigua, sun and sea island

La Rivière Salée, passage entre Grande Terre et Basse Terre étant fermée pour une durée indéterminée deux options s’offrent aux navigateurs soit une descente sur la côte est vers Basse Terre et une remontée le long de la côte ouest, soit longer la côte sud de Grande Terre puis vers le nord pour passer entre la Pointe des Châteaux et la Désirade. La première solution est souvent envisagée car la navigation s’effectue au portant mais elle rallonge la distance. La seconde, plus courte, est une navigation au près et avec une mer houleuse, c’est pourtant cette solution que nous avons décidé de prendre puisque les prévisions météos s’annonçaient bonnes. Pointe des Châteaux - La Désirade

Donc départ de Pointe à Pitre à 13 h le 28 février pour une navigation qui nous conduira à English Harbour au petit matin. Navigation de nuit oblige. Dès la sortie de la baie un vent établi à 20 nds soulève une belle houle de 3 mètres nous obligeant à mettre le moteur pour faire cap, le vent étant plein nez, ceci jusqu’au passage entre la Guadeloupe et La Désirade que nous atteignons au coucher du soleil un peu après 18 h. A partir de là le cap était direct avec normalement un vent de travers prévu entre 10 et 15 nds, dommage nous aurons un maximum de 8 nds donc moteur toute la nuit. Pointe des Châteaux - Nos amis finlandais

Nous atterrissons à English Harbour vers 6 heures du matin pour apercevoir une forêt de mâts à l’entrée de cet ancien repaire de l’amiral Nelson. La baie d’à côté Falmouth Harbour est dans le même état, très encombrée. Nous décidons de nous diriger vers Jolly Harbour plus vers le nord. Falmouth Harbour Vue de Monserrat

L’arrivée dans cette marina, pour effectuer la clearance d’entrée aux douanes, nous enchante de part la couleur de l’eau que nous n’avions pas encore vu. Cette marina se trouve au centre d’un complexe immobilier où les maisons les pieds dans l’eau ont également leurs pontons attitrés. Certains n’aiment pas, nous nous avons trouvé l’endroit charmant, la marina avec de la place, les employés très sympathiques et le coût de la clearance 3 fois moins cher qu’à English Harbour autre passage officiel obligé.

Le mouillage de Jolly Harbour 1 Jolly Harbour La Plage de Jolly Harbour

Néanmoins devant la couleur de l’eau et avec notre moteur de guindeau tout neuf nous avons décidé de faire un premier mouillage à l’entrée de cette baie puis un deuxième un peu plus au nord à Deep Bay. Nous retournerons à la marina plus tard pour faire le plein d’eau, prendre internet et du gasoil. Deep Bay Mouillage de Deep Bay La Plage de Deep Bay

Le retour à la marina s’effectue avec une petite frayeur. A mi-chemin de notre mouillage et Jolly Harbour le moteur s’étouffe et s’arrête. Nous étions en train de nous diriger vers une autre baie pour voir un bateau que nous avions comme voisin à Puerto Calero aux Canaries et qui apparaissait sur mon écran AIS. Le cap étant vent debout, les voiles avaient été affalées et le moteur nous propulsait allègrement à 2,5 nds contre un vent à 25 nds, faites le rapport, nullissime ! Je vérifie la jauge, moitié de réservoir. Par sécurité je rajoute 40 litres et retente un démarrage. Niet, nada, rien. Je vais actionner la pompe d’amorçage de gasoil, rien. Le vent pouvant nous faire dériver vers des récifs certes un peu éloignés mais sait-on jamais, nous remettons un petit peu de génois pour prendre du large avec un cap vers Montserrat. J’entreprends alors le démontage du pré filtre de gasoil et là je vois flotter comme des champignons et au fond une sorte de boue noirâtre. Des bactéries dans le gasoil, voilà la cause. Donc nettoyage, remontage, redémarrage. Impeccable, le moteur repart cap sur Five Islands. 3 minutes et plus de moteur à nouveau. Cette fois je m’attaque à la sortie du réservoir, avant le pré filtre et là encore cette boue immonde de bactéries dans le tuyau et l’olive de raccordement au filtre. Re-remontage, amorçage de la pompe à gasoil, re-redémarrage, enfin tout est ok. Nous sommes partis il y a plus de 2 heures donc destination la marina, tant pis pour nos anciens voisins. Je n’ai pas une confiance totale dans le gasoil donc tant que ça marche on se dirige vers le port, il ne s’agirait pas de tomber en rade dans le chenal d’accès, étroit avec 3 mètres de fond et un vent dans le nez, toutes conditions réunies pour optimiser les manœuvres de port à la voile, à l’ancienne diront certains. Nous avons déjà vécu ce genre d’expérience à Port Napoléon, suite également à un problème moteur, et la remontée du chenal heureusement par un vent de travers ce qui facilite grandement les choses.

Enfin tout se passe bien et nous nous amarrons au ponton qui nous est désigné, à une longueur d’un couple de finlandais qui était déjà à côté de nous à Pointe à Pitre. Ils voyagent sur un Colin Archer de 10 mètres. Joli bateau. Ils étaient sur le même cap que nous dans le passage Guadeloupe-La Désirade, (voir photo du coucher de soleil en haut). Marina de Jolly Harbour

Compte tenu des observations effectuées sur la vitesse du bateau, aussi bien au moteur que sous voile et des constatations sous l’eau de l’état de la coque, nous décidons de demander des devis pour sortir le bateau pour carénage. Lieu : soit Saint Martin soit Jolly Harbour. Il s’avère que JH est le moins cher, donc mardi, rendez-vous est pris pour le sortir. Entre temps nous aurons passé une très bonne soirée au restaurant avec Marlène et Aurélio qui devaient être déjà loin d'Antigua mais qui ont flâné plus que prévu et que nous avons retrouvé avec plaisir. Une fois sur bers, nous prenons la voiture que nous avons loué pour deux jours afin de visiter l’intérieur de l’île et de voir le fameux repaire de Nelson, English Harbour. Le carénage plus tard, de toute façon la grue est en maintenance mercredi et jeudi, et vendredi ils sont déjà complets. Donc priorité visite. Nelson's Dockyard Nelson's Dockyard 1 Nelson's Dockyard 2

Vous voulez des beaux et des grands bateaux, venez à Antigua. Et encore sommes-nous un peu tôt dans la saison puisque les régates de la semaine d’Antigua ne commencent qu’à fin Avril. Mais déjà il y a quelques spécimens dans la démesure. Un autre monde. Sur les quais aussi l’ambiance s’en ressent, c’est disons moins convivial peut-être un peu plus frime. Il est vrai que se promener sur un ponton avec le t-shirt du « The Maltese Falcon » et le talkie-walkie montrant qu’on fait partie de l’équipage, cela pose l’individu par rapport au vulgum pecus. C’est mon impression et je la partage. Spirit of Rani Shenandoah Très, très grand bateau ! The Maltese Falcon

Dans le cadre de notre périple terrestre nous constatons que la végétation est pauvre en variétés ; cela est dû à une terre relativement aride. C’est une île beaucoup moins arrosée que la Dominique voire que la Martinique. Par contre les plages, les criques se succèdent que ce soit sur la côte Atlantique ou Caraïbe. On dit qu’il y aurait autant de plages que de jours dans une année. Par contre celles-ci ne se laissent pas voir si facilement de la route car très souvent elles sont cachées par la végétation des jardins des resorts, ces grands hôtels les pieds dans l’eau. Sea and Sun and Beaches. dickenson bay devil's bridge half moon bay indian town point long bay non such bay

Deux jours de location de voiture sont amplement suffisants pour visiter Antigua, même la capitale Saint John’s se visite en 2 heures. C’est un peu comme à Roseau en Dominique, assez délabrée par endroits avec un grand centre commercial en duty free pour les paquebots en escale de quelques heures. st john's 1 maisons St John's

Maintenant vient le temps du travail le plus ingrat du navigateur : caréner la coque. Heureusement que les employés du port savent utiliser un Karcher, 95% de la coque a été nettoyé ! Jamais encore ma coque n’avait été si bien nettoyée par les employés notamment à Port Napoléon. Donc, jeudi grattage de finition pour préparer la pose de l’antifouling, du SeaHawk érodable à base de cuivre et d’étain, un produit à priori interdit aux USA et en Europe. Serait-ce trop efficace pour les bernacles et pas assez pour les shipchandlers ? Médisant, moi, vous plaisantez, jamais je ne me permettrai. sortie de l'eau coque avant nettoyage plus que nécessaire nettoyage en cours

Première couche vendredi par 32°, chaud sous la combinaison, très chaud. Deuxième couche samedi, toujours aussi chaud. Dimanche, jour du seigneur, messe dans une des très nombreuses églises et autres congrégations présentent sur l’île, indénombrables et dont les bâtiments sont en bien meilleur état que ceux des leurs ouailles. Cherchez l’erreur. Mauvaise langue, moi, allons voyons !!! prêt à peindre première couche hélice au top prêt à repartir ou presque

Lundi le bateau est prévu pour une remise à l’eau vers 13h30 me laissant le temps de fignoler l’antifouling sur les traces laissées par les patins des bers. Ensuite direction mouillage pour un départ matinale vers St Kitts à moins de 60 milles de là, si la météo le permet bien sûr. Après ce sera Saint Barthélémy et si tout va bien Saint Martin en fin de semaine avec de nouveau une connexion internet possible.

Le mouillage de Jolly Harbour

A bientôt.

mercredi 27 février 2013

La Guadeloupe ou Gwada

Partis des Saintes à 10h30, nous sommes arrivés à la marina de Bas du Fort à Pointe à Pitre à 17h30 soit 7 heures de navigation pour à peine 35 milles. Nous avons eu 20 à 25 nds dans le nez avec une mer creuse et des champs de mines, des casiers de pêcheurs, peu visibles et nécessitant une attention accrue. Bien trempés, nous avons abordé l’entrée dans la marina avec un réel plaisir d’autant que nous avons retrouvé Franck et Danielle qui, partis des Saintes également mais de Terre de Bas et de bonne heure, n’avaient pas mis 4 heures pour faire le trajet, le vent ayant basculé vers les 10 heures du matin. L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt paraît-il ? Pour nous c’est râpé !

Arrivée à Pointe à Pitre Arrivée à Pointe à Pitre 1

Dès le lendemain grande tournée des différents ships autour de la marina pour trouver mon relais 3 fils. Après 3 tentatives infructueuses, j’ai trouvé mon bonheur et je me suis empressé de monter l’ensemble, moteur et relais, et de tester la descente et la montée de l’ancre. Globalement cela fonctionne avec un petit dérapage à la montée du fait d’un angle chaîne/guindeau peut-être légèrement insuffisant. Je pense que ce sera utilisable quand même. A voir à l’usage.

Marina Pointe à Pitre

Ce problème étant réglé, la visite de l’île a pu commencer par une promenade au nord est de Grande Terre, à la Pointe des Châteaux, où l’environnement laisse à penser aux côtes bretonnes. La Pointe des Châteaux La Pointe des Châteaux 1 La Pointe des Châteaux 2 La Pointe des Châteaux 3

Je sais certains vont encore dire que j’exagère mais plus loin vers l’ouest la côte ressemble par moments aux falaises de Normandie ! La Porte d'Enfer La Porte d'Enfer 1 La Porte d'Enfer 2 Pointe du Piton Pointe de la Grande Vigie

Nous avons ensuite décidé de faire une randonnée sur la Soufrière qui, à l’instar de notre ascension de la Montagne Pelée en Martinique, s’est déroulée dans la brume. Belle ballade de 4 heures, moins difficile que la Montagne Pelée mais avec une forte odeur de soufre au sommet. Ça pue l’œuf pourri ! La Soufrière La Soufrière 0 La Soufrière 1 La Soufrière 2 La Soufrière 3 La Soufrière 4 La Soufrière 5 La Soufrière 6 La Soufrière 7

Le troisième jour, notre véhicule de location, un 4x4 Suzuki, nous a amené dans le nord à la visite d’une distillerie, la distillerie Damoiseau, qui a commencé depuis 15 jours sa campagne de distillation. Par rapport à la visite de La Mauny en Martinique, celle-ci était en activité et nous avons pu voir l’ensemble de l’usine et des machines, du broyage de la canne au rhum brut qui titre à 85° en sortie de colonne de distillation, tout cela dans une odeur caractéristique de canne à sucre coupée. arrivée de la canne pour broyage 3ème broyage évacuation des déchets de broyage: la baguasse résultat : alcool à 85° pas difficile à faire le rhum

Le lendemain nouvelle randonnée pour aller voir les chutes du Carbet. Marche de 2 heures dans la forêt humide de Basse Terre, à la végétation luxuriante, comme à la Dominique. Qui dit forêt humide, dit chemin boueux. Heureusement que nous avions nos chaussures de randonnées hautes. Quand je pense que nous avons croisé des touristes en tongs et panier à pique-nique, ça laisse rêveur. Pourtant tous les guides précisent : randonnée pour marcheurs avertis et équipés. No comment ! chemin boueux trouée dans la canopée on devine la chute à travers les feuillages on approche du but la voilà, la chute 20 mètres de haut de la chute au ruisseau...

Le dernier jour de location de voiture nous a permis de visiter, avec Franck et Danielle qui sont repartis lundi en France en laissant leur bateau à la marina pour plusieurs mois, la côte sous le vent en roulant sur la route de la Traversée direction la réserve Cousteau pour pratiquer un peu de plongée masque et tuba, du « snorkeling » pour les initiés ou les snobs. Comme toujours quand il s’agit de se baigner je freine des quatre fers tant j’apprécie peu cette activité. J’ai donc laissé Brigitte et nos amis prendre leurs bains et partir à la recherche des poissons. Et puis il faut bien garder les affaires sur la plage ! plage de la réserve cousteau

Au retour de Brigitte, la dernière à sortir de l’eau, bien sûr, elle nous indique avoir vu quatre tortues dont deux grosses a à peine 100 mètres de la plage. J’ai donc, sous la pression, pris mon équipement et plongé pour chercher les tortues que j’ai trouvé à peu près à l’endroit indiqué par Brigitte à quelques mètres, moins de dix, en train de brouter les herbes sur le fond. Après plusieurs minutes d’observation, la plus grosse s’est mise à remonter à la surface à deux mètres de moi. En accélérant j’ai réussi à atteindre l’animal dont j’ai pu caresser la carapace pendant trois à quatre minutes et nager avec elle avant qu’elle ne plonge au-delà de mes capacités pulmonaires. Franck a essayé de se faire tracter par une autre, il est meilleur apnéiste que moi mais la tortue lui a glissé entre les doigts. Moment magique s’il en est avec un regret toutefois, ne pas posséder d’appareil photo étanche. Quel dommage ! Un grand merci à Brigitte d’avoir insisté pour que j’aille dans l’eau.

Le reste de la journée a consisté à visiter cette partie ouest de la Guadeloupe où les plages succèdent aux anses (criques) et où nous avons pu repérer un ou deux mouillages que nous allons peut-être utiliser lors de notre route pour Antigua, que nous allons sûrement effectuer en deux journées afin de ne pas naviguer de nuit dans une zone à très forte concentration de casiers de pêcheurs invisibles la nuit. une bien belle plage sable noir volcanique la carte postale, non? petit port de pêche de Ste Rose

A bientôt.

lundi 25 février 2013

Les Saintes

Le départ de la Dominique, le vendredi 15, a été particulièrement mouvementé et humide : 2 heures de navigation sous une pluie battante avec 20 à 25 nds de vent de travers, avant les éclaircies qui nous accompagneront pendant les 3 heures de navigation restantes. La navigation dans les canaux, les bras de mer séparant les îles, est loin d’être une navigation de tout repos. Il faut compter avec le vent, rarement moins de 20 nds, parfois dans le nez et de la mer, en moyenne 2 mètres de creux. Les Saintes bis Les Saintes 1 Les Saintes 2

L’arrivée aux Saintes s’est effectuée à Terre de Haut car le but était de récupérer le moteur électrique du guindeau que j’avais fait livrer chez Fred Golion, un ancien moniteur et entraineur du club de voile de Fos. La poste avait livré le colis le jour de notre départ de Dominique et nous l’avons récupéré le samedi, Fred nous ayant fait une visite partielle de l’île. Les Saintes - Fred et JL Les Saintes - Le Bourg Les Saintes - Le Bourg 1 Les Saintes - Le Bourg 2

L’île est petite mais très jolie et notre mouillage derrière le Pain de Sucre bien agréable. J’ai été obligé de jeter l’ancre puisqu’il n’y avait aucune bouée disponible dans la baie du Bourg. Dommage, car pour rejoindre Fred il nous a fallut descendre et monter sur 3 kilomètres à pied ! Les Saintes - le mouillage Les Saintes - le mouillage 1 Les Saintes - le mouillage 2

Comme en Martinique, les Saintes possèdent leurs bateaux typiques, les Saintoises, issues des pinasses bretonnes. Il faut préciser que l'île de Terre de Haut est peuplé de descendants de bretons expatriés et qu'ils restent attachés à cette terre d'origine de leurs ancêtres. Le serveur du restaurant avait un très beau t-shirt avec le drapeau breton c'est dire. Donc ces Saintoises comme les yoles martiniquaises servent de support à des régates. La différence avec la Martinique est que l'organisation de ces courses répond aux règles de la Fédération Française de Voile et doit respecter les critères de jauge qui ont été définis.

Une saintoise

Le déballage du colis m’a réservé une surprise car le moteur livré était différent au niveau des connecteurs, 3 au lieu de 2. Cela n’a l’air de rien mais cette différence impacte le montage électrique car il nécessite un autre relais électrique qui bien évidemment n’était pas disponible aux Saintes.

Nous écourtons donc notre séjour à Terre de Haut sans prendre le temps d’aller à Terre de Bas, ni de finir la visite entreprise avec Fred. Il faut dire que le temps n’incitait pas trop à rouler en scooter, dimanche il a plu quasiment toute la journée.

Les Saintes - un dimanche de pluie

Lundi matin j’ai donc été contraint d’utiliser mes muscles d’airain qui semblent faire envie à certains pour remonter l’ancre et les 45 mètres de mouillage que j’avais laissé descendre dans 15 mètres de profondeur ! Difficile de mouiller à moins. Puis direction Point à Pitre à 30 milles de là.

A bientôt.

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