samedi 23 février 2013

La Dominique, une île verte

Après un mois en Martinique et particulièrement au Marin, il était temps que nous repartions. Le quotidien de la marina devenait ennuyeux. Si après une transat c’est bon de retrouver un ponton, de l’eau et l’électricité, après 30 jours cela pèse un peu car, surtout au Marin, il n’y a pas grand-chose à faire surtout sans véhicule et à 310 euros la semaine, la location s’apparente à du racket.

Donc cap sur La Dominique que nous atteignons après 18 h de navigation. Nous mouillons sur bouée dans la baie de Portsmouth où nous retrouvons nos voisins du Marin, Marlène et Aurelio d’Abaco et un couple d’allemand rencontré à Carthagène sur Hanta Yo. La baie de Portsmouth La baie de Portsmouth 3

La visite de Portsmouth est rapide car la ville, disons le gros bourg, se compose d’une rue principale, pittoresque certes mais réduite. L’accueil des Dominiquais est sympathique. L’arrivée dans la baie s’effectue avec les « boat boys » qui se chargent soit de vous amarrer si vous prenez une bouée, c’est notre cas, soit vous proposent des visites de la rivière indienne ou des produits du terroir, ceci dans un climat serein. La baie de Portsmouth 2 Portsmouth Plage de Portsmouth

Il faut rappeler qu’il y a encore quelques années La Dominique était quasiment désertée par les plaisanciers du fait d’agressions, vols et pressions intolérables de la part des « boat boys ». Ceux-ci ont mis en place une association, agréant de fait des « boat boys » pour rendre service aux plaisanciers, surveiller et sécuriser la zone de mouillage. Résultat : j’ai compté jusqu’à près de 80 voiliers dans la baie ! Fort Shirley Fort Shirley 2 Fort Shirley 3

Une fois la ville découverte, la clearance effectuée auprès des douanes, nous avons visité la rivière indienne, un cours d’eau se jetant dans la mer où la végétation luxuriante donne un décor extraordinaire ; décor qui a d’ailleurs été utilisé pour le deuxième Pirate des Caraïbes avec Johnny Depp.

Rivière Indienne 3 Rivière Indienne 4 Rivière Indienne

A la différence de la mangrove que nous avions visitée en Martinique, celle-ci n’est pas constituée uniquement de palétuviers mais de toutes sortes d’arbres présents en Dominique dont des cocotiers, des bambous, de la canne à sucre sauvage etc.

Rivière Indienne 2 Rivière Indienne 5

L’habitat est constitué principalement de cases en plus ou moins bon état d’entretien, que se soit à la campagne ou même dans les villes comme Portsmouth et surtout Roseau la capitale.

Cases à Portsmouth Cases à Portsmouth 2 Cases à Portsmouth 3 Cases à Roseau Roseau Case à la campagne Case à la campagne 2

C’est ce qui fait le charme et le dépaysement de cette île, sans compter sur la population aux accents très rasta.

Rasta man Rasta man 2

Le carnaval, comme partout dans les caraïbes, est un moment important mais à la différence de la Guadeloupe et de sa débauche de costumes, celui, plutôt ceux de La Dominique sont simples, très simples. Les costumes : de la fabrication avec les moyens du bord, papier, plastique, chiffons. La musique : un gros poids lourd avec sa remorque et dessus une sono à faire pâlir Pink Floyd ou les Stones et les gens dansant derrière. Le plus curieux est que ce style de carnaval se déroule également dans les villages les plus reculés de l’île. Nous avions loué un 4x4 et effectivement tous les villages traversés résonnaient des sonos installés sur des camions et les gens derrière, bière ou rhum en main et hop, c’est la fête.

Le carnaval à Portsmouth

Le lendemain nous avons parcourus l’île dans tous les sens pour visiter le plus possible de sites incontournables, comme la réserve des indiens caraïbes dont nous n’avons vu que de rares spécimens possédant encore les traits de leurs ancêtres, la grande majorité étant métissée avec les noirs. Leur réserve tient plus de l’écomusée en essayant de montrer la vie telle qu’elle pouvait se dérouler il y a plusieurs siècles tout en sachant que leurs traditions ont quasiment disparu, hormis folklorique. Quant à leur langue, celle-ci n’existe plus du tout, personne n’en a gardé le moindre souvenir. Ils parlent anglais ou créole. Dommage pour eux.

Village Carib - Kalinago Village Carib - Kalinago 2 Village Carib - Kalinago 3

La visite de l’intérieur de l’île nous a permis de contempler la luxuriante végétation. Nous avons partagé notre véhicule avec un couple de bordeaux, Danielle et Franck sur Adagio, dont nous avions fait la connaissance de Franck à Puerto Calero aux Canaries et qui sont arrivés à La Dominique 2 jours après nous. La Dominique 1 Emerald Pool La Dominique 2 La Dominique 3 La Dominique 4 La Dominique 5 La Dominique 6

Après une semaine nous avons décidé qu’il était temps de reprendre notre route pour nous diriger vers les Saintes distantes d’une trentaine de milles et récupérer notre moteur de guindeau. Les Saintes

A bientôt.

lundi 04 février 2013

Retour au Marin

Eh oui, la Mascotte n’a pas fonctionné, nous avons dû retourner à la marina du Marin samedi après-midi. Nous étions bien parti pour faire route vers la Dominique, en passant par le rocher du diamant qui peut présenter des aspects bien particuliers selon l’angle de vue, avec un stop soit à Saint Pierre, soit dans une anse (une calanque pour les méridionaux). chevalier casqué Le lion Dark Vador

Vu l’heure tardive de départ nous avons opté pour l’anse. Le choix s’est porté sur Grande Anse car celle-ci est équipée de bouées d’amarrage et compte tenu du vent qui soufflait à 25-30 nœuds en rafale, j’ai trouvé plus sécurisant que de jeter la pioche. Donc prise acrobatique de la bouée, amarrage, tout « baigne ». Grand Anse 1 Grand Anse 2

Brigitte suggère de tester le guindeau pour nos prochains mouillages. Comme celui-ci est neuf, installé depuis le mois de juillet, testé à son installation mais jamais utilisé puisque nous n’avons pas eu l’occasion de pratiquer de mouillage… il semblerait que nous ayons un faible pour la sécurité et le confort des marinas (je sais ça fait « petit bourgeois » et pas navigateur pur et dur mais nous assumons), je rechigne à le faire pensant que cela ne sert à rien, je le répète il est neuf. Donc devant l’insistance de Brigitte j’enclenche le fusible, démarre le moteur, mets le contact sur On et j’entends le relais qui s’enclenche, clac, clac, mais pas de mouvement sur la poupée du guindeau.

J’entreprends de tester le câblage avec mon beau métrix , merci Marc, l’électricité arrive bien au relais, ressort bien du relais et n’arrive pas au guindeau. Les cosses semblent être desserrées, je m’apprête à donner un tour de clé plate et stupeur les deux goujons sur lesquels sont vissées les cosses me tombent dans la main, cassés net. Voilà la panne ! Le contact avec le moteur électrique ne peut pas se faire puisqu’il n’y a plus de contact. Qu’à cela ne tienne, je démonte le guindeau de son support et je dévisse le moteur électrique et là, surprise, re-stupeur et incompréhension, de la rouille s’écoule du couvercle dévissé. L’ensemble du bobinage, les charbons, les contacts tout est rouillé, comme si l’ensemble avait trempé depuis des mois dans de l’eau vaseuse.

Certes nous avons eu parfois des conditions de mer un peu houleuse avec des paquets de mer par-dessus le bateau et donc de l’eau est rentrée dans la baille à mouillage par le conduit de la chaîne, mais elle n’a jamais stagné, s’est toujours évacuée. Par contre celle qui a pénétré dans le moteur électrique, pourtant à priori étanche, n’a pas pu s’évacuer correctement, d’où l’oxydation rapide des composants électriques.

Donc nous voilà dans l’incapacité de pratiquer les mouillages à venir, sauf à remonter le guindeau tel quel et à l’utiliser à l’ancienne, c'est-à-dire manuellement. Je n’en ai pas particulièrement envie d’une part et un guindeau électrique, s’il peut ponctuellement être utilisé à la main, n’est pas non plus conçu pour une utilisation prolongée de cette façon d’autre part. charbons et contacts Rotor Rotor et aimants

Voilà la raison de notre retour au Marin pour réparer, en fait trouver un nouveau moteur. Petit bémol c’est que les trois « ships » spécialisés n’ont pas ce produit en stock, n’en commandent plus ou attendent d’avoir une commande à passer. Il me reste à contacter un « ship » en métropole et à me le faire livrer par transport express. Je dois reconnaître que cela commence à bien faire et use le moral comme le portefeuille.

D’un autre côté se sont des problèmes relativement bénins pas insurmontables et selon les équipages rencontrés nous voyons que nos petits malheurs, récurrents certes, sont moins graves que certains qui ont cassé leurs étais ou haubans, ou tel autre qui a cassé le pilote automatique, puis son pataras, son moteur et in fine se prend la bôme dans la tête avec 4 jours d’un état quasi comateux où son épouse, précédemment assommée, elle aussi avec la bôme, s’est demandée s’il ne fallait pas lancer un appel de détresse. Pour couronner le tout, ils avaient un équipier étranger avec qui la compréhension s’avérait difficile et qui ne possédait aucune notion de voile. Il a servi de pilote automatique d’appoint. Résultat : 31 jours pour faire la traversée. C’est la mer, la voile et comme dit Brigitte, toujours un brin fataliste « c’est comme ça ! »

Une fois de plus nous reculons pour mieux sauter, mais de reculade en reculade, notre prévision de voyage à Cuba s’est transformée en visite de Porto Rico et même cela risque d’être aléatoire, le temps ne reculant jamais, lui. Enfin nous verrons bien ; nous sommes toujours « on the road again ». Hé, elle n’est pas belle cette chute, hein !

A bientôt.

jeudi 31 janvier 2013

Quelques commentaires techniques pour ceux qui s’intéressent à la préparation et à l’utilisation des voiliers en voyage.

Il semblerait que les conditions de mer rencontrées fussent, cette année, particulièrement mouvementées. Mais, c’est de toute évidence, exceptionnel, cela peut-il en être autrement d’ailleurs, n’est-ce pas ?

Donc compte tenu de ces aléas météo certains éléments du bateau n’ont pas supporté les contraintes auxquelles ils ont été confrontés.

En premier lieu la platine de support du hale-bas rigide. Elle s’est littéralement arrachée du pied du mât. Les 10 rivets pop, changés en septembre lors du démâtage technique effectué après le coup de vent subi au large de Barcelone, ont vu leurs têtes sectionnées, le corps des rivets restant bien en place dans le mât ; pourtant des rivets de diamètre 6 mm. La seule explication logique que j’ai trouvée est la surtension que j’ai appliquée avec le frein de bôme qui tirait trop parallèlement au hale-bas. Je vais repositionner le frein de bôme plus en avant au niveau du point fixe et de la poulie de renvoi à l’opposé. Je suis par contre très satisfait de ce freinage de bôme. Il n’empêche pas l’empannage incontrôlé, au contraire, mais lui permet de s’effectuer avec une relative douceur. Mon frein est réalisé avec un 8 d’escalade et fonctionne donc très bien. Une remarque : utilisez un bout de qualité relativement souple, le mien était trop rigide et gardait la forme du 8 après étarquage.

Deuxième problème, et non des moindres, le pilote automatique SPX5 Wheel de Raymarine. Il est très nettement insuffisant pour une utilisation 24/24 h dans des conditions musclées. Il est donné pour un bateau de 7 tonnes à 7,5 tonnes. Notre Dufour pèse à vide 4,8 t et je ne pense pas avoir embarqué 2 tonnes de matériel, tout plein fait. Je vais donc changer l’unité de puissance car la solution d’un vérin hydraulique m’oblige à des travaux importants et un coût non négligeable. Je me pencherai sur ce problème une fois rentré à la maison, en espérant qu’il tienne la traversée de retour.

Troisième souci, le régulateur d’allure construit et installé dans la précipitation du départ n’a pas pu être suffisamment testé avant. Nous avons à plusieurs reprises testé dans différentes conditions et allures avec des résultats divers mais, pour ce qui nous concerne peu probants. Ce n’est ni la conception ni la réalisation qui sont à la peine, au contraire, elles ne souffrent d’aucune critique particulière, c’est l’installation sur le bateau qui a fait défaut.

Tout d’abord il faut savoir qu’un régulateur d’allure nécessite un réglage des voiles très précis, le bateau doit être capable de garder son cap un certain temps sans aucune intervention, sans partir à gauche ou à droite. Il faut reconnaître que nous ne sommes pas des stakhanovistes du réglage « aux petits oignons », nos amis régatiers pourraient nous dire « peut mieux faire ».

D’autre part, certains tests effectués par petit temps mais avec mer agitée voire très agitée ont mis en évidence les perturbations importantes qu’occasionnent les panneaux solaires prolongés par le mini bimini. Il faudrait concevoir un aérien plus grand et surement en tester plusieurs pour trouver la bonne dimension. Nous ne sommes pas équipés pendant ce voyage pour ce type de travaux.

Quant aux tests dans des conditions de vent soutenu et avec toujours cette mer agitée, ils ont rapidement été écourtés car le safran du régulateur était coincé lors des gites successives du bateau par la plateforme arrière, insuffisamment découpée, et exerçait une pression inquiétante sur le tableau arrière qui gondolait au risque de craquer, de casser et de créer une voie d’eau avec les vagues qui nous poussaient à l’arrière. La solution serait de démonter la plateforme et d’effectuer des tests. Ce n’est, là non plus, le moment d’entreprendre un tel démontage, où pourrions-nous stocker la plateforme ? Donc, le régulateur reste en place comme élément de décoration, à moins que je le démonte pour stocker l’annexe.

Enfin la VHF n’est quasiment pas opérationnelle en émission 25 watts sauf à couper tous les consommateurs du bord. Je pense que le câblage est insuffisant et cela m’a d’ailleurs été confirmé par un pro sur le Marin (Tillikum). Le chargeur de batterie 12V, 12A, est maintenant un peu juste pour charger correctement et rapidement le parc de batteries.

Ce qui a bien fonctionné, le frigo, merci Marc. Même à thermostat réduit nous avons pu conserver du frais et garder les bières à bonne température. Toutes les épissures made by Gwenaël ont parfaitement tenu, merci fiston. L’ordi pour la navigation ainsi que l’AIS ont été performants. Les 3 batteries neuves (330 A) ont rempli leurs rôles puisqu’ elles ont permis l’utilisation du pilote (quand il fonctionnait la nuit), de l’ordinateur 24h/24, du frigo 24h/24. Se sont les plus gros consommateurs. L’Iridium a été très utile pour recevoir les messages importants et pour transmettre la position.

Enfin, les panneaux solaires, 2x70 watts, sont juste suffisants pour compenser la consommation du jour mais pas de la nuit. Au bout de 2 jours notre déficit d’énergie s’élevait entre 50 et 60 Ah, d’où la nécessité de faire tourner le moteur pour recharger les batteries. Il faudra repenser le système de production, soit par un hydro générateur, soit un générateur diesel.

Voilà quelques remarques après 5 mois de navigation et des escales exclusivement au port. Nous allons maintenant pratiquer beaucoup plus de mouillages et nous ferons surement de nouvelles observations techniques.

A bientôt

dimanche 27 janvier 2013

Il n’y a pas que les plages !

En effet, si la grande majorité des touristes n’ont d’yeux que pour les plages qui bordent leurs hôtels ou autres résidences de vacances, il y a pour des voyageurs curieux d’autres choses à voir et à faire, plus loin de la côte, certes, mais n’est-ce pas là l’intérêt d’un voyage. Suivez-nous dans notre découverte d’une autre Martinique.

Nous avons décidé dans un premier temps de nous lancer à l’assaut de la Montagne Pelée, point culminant de la Martinique à 1394 m. Donc départ du Marin à 5 h du matin pour arriver au pied de la montagne 2 heures plus tard. Il y a 2 voitures sur le parking donc des plus matinaux que nous. le parcours

L’ascension est classée niveau 3, donc relativement difficile. Effectivement les 600 mètres de dénivelé commencent dès le départ par un chemin aménagé de marches, de niveau différent, rendant irrégulier le rythme des pas. S’ensuit une grimpette tout aussi pentue sur des roches de lave rendues glissantes par une brume épaisse et persistante. ça monte

Arrivés au 2ème refuge nous prenons la décision de rejoindre le 3ème par le chemin, semble-t-il, le plus court mais pas le plus facile. Une descente vertigineuse suivie par une montée très raide dans des éboulis pour atteindre le cône de l’éruption de 1902 à 1364 m. carrefour ça descend

A partir de là, il restait 500 mètres à faire pour atteindre le cône du chinois, totalement perdu dans la brume, 50 mètres plus haut. Nous avons décidé de ne pas monter sachant que nous ne verrions rien. 3ème refuge

La descente s’est effectuée par le chemin le plus long rejoignant le refuge 3 au 2. Beaucoup plus facile. Quelques trouées dans la brume nous ont permis de prendre quelques photos du paysage de la Montagne Pelée, qui vous le constaterez, est couverte de végétation. trouée dans la brume brume envahissante Nous pensions voir un sommet façon Lanzarote, vraiment pelé, mais avec 11 litres d’eau par m² par an, sans compter le brouillard, difficile de rendre la terre aride.

Pour rester près de la nature nous sommes allés visiter le musée de la banane. Vaste domaine de plus de 50 hectares dont une parcelle a été spécialement aménagée pour présenter, par un parcours didactique, l’origine, la culture, et l’économie de la banane. Sachez qu’il y a 1176 variétés de banane de par le monde dont les bananes dessert et bananes à cuire et que 80 % de la récolte mondiale est aux mains de 3 ou 4 sociétés américaines. chemin_bananier.jpg bananes jaunes et vertes légèrement orangée et oui des roses aussi comme les doigts de la main

Les 20 % restant sont des bananes européennes et notamment antillaises, Martinique, Guadeloupe. Autre information intéressante le bananier n’est pas un arbre mais une herbe géante dont les feuilles s’enroulent sur elles-mêmes pour donner l’aspect d’un tronc. Cette herbe meurt et se régénère d’elle même une fois les fruits arrivés à maturité. le tronc les nouvelles pousses

Outre le fait de collecter des informations intéressantes sur un produit qu’on mange régulièrement et qui nous est tellement familier, la promenade dans cet environnement vert nous change de l’horizon bleu de ces dernières semaines. C’est reposant, d’autant que le parc est agrémenté de fleurs particulièrement colorées et d’oiseaux de toutes sortes et notamment des colibris. Il n’est pas aisé d’arriver à les photographier tellement ils se déplacent rapidement. colibri

Le vert a été la couleur dominante lors de notre arrêt au Golf des Trois Ilets. Golf descendant jusqu’à la mer. Restaurant sympathique avec une cuisine de qualité. Prix corrects, mis à part l’espresso à 2,70. Cher le kilo de café !!! Remarque particulière : forte présence de blancs au restaurant et sur les greens. le golf le green

A la suite de ce repas dans le monde « bourgeois » des golfeurs, nous nous sommes immiscés dans la culture « roots » des martiniquais en allant voir des combats de coqs. Pratique fortement décriée par les amis des animaux et je pense tout juste toléré par la puissance publique du fait des paris qui y sont effectués. Trouver un pitt, c’est le nom de cet endroit où se déroule les combats, n’est pas chose facile mais obstinés comme nous sommes, nous avons trouvé. L’endroit ne paye pas de mine. On dirait un garage, un hangar désaffecté. Il faut, je pense rester discret. Remarque particulière bis : forte présence de noirs, 2 blancs paumés, nous. entrée discrète

Après la pesée des combattants, le tableau affiche les combats en fonction du poids de chaque animal. la pesée le tableau des combats

Ceux-ci sont équipés, au niveau de leurs ergots de crochets coupants, histoire de couper les plumes de son adversaire, plumes qui sont nettoyées par l’arbitre, histoire d’enlever d’éventuelles traces de poudre soporifique dont le gallinacé aurait pu être, discrètement aspergé, dans le but d’endormir son adversaire qui aurait trop tendance à venir le piquer du bec. mise en place des couteaux

Vient ensuite le combat lui-même, violent pour les coqs dans le bruit des encouragements ou des invectives des joueurs et des parieurs. on se présente le combat

Le pugilat se termine soit par KO d’un des coqs au terme du temps de combat soit par arrêt du propriétaire de l’animal qui préfère le préserver que de le récupérer mal en point voire mourant.

KO

Vous ne verrez pas de photos de Fort de France, hormis la cathédrale, nous n’avons pas aimé. Pas de style architectural déterminé, pas de front de mer aménagé, bidonville sur les hauteurs entourant le port de commerce, bref à oublier.

la cathédrale de FdF

Nous allons consacrer les quelques jours qui nous restent à préparer le bateau pour le départ vers la Dominique. Il y a de fortes probabilités que nous ne puissions pas utiliser de connexion internet avant plusieurs jours voire une ou deux semaines. A voir. Nous transmettrons notre position par le lien que vous avez utilisé pendant notre traversée Cap Vert/Martinique.

Normalement appareillage le 31.

A bientôt.

jeudi 24 janvier 2013

Quelques rayons de soleil et de couleurs

A priori vous en avez besoin d’après les informations qui nous sont transmises. Donc voici un florilège des quelques visites de sites incontournables que nous avons effectuées.

Tout d’abord, la visite de l’habitation Clément. Qu’est-ce qu’une habitation ? Tout simplement, ce qu’on appelle en métropole une maison de Maître au cœur d’un domaine agricole tourné ici vers la culture de la canne à sucre auquel on y a adjoint une distillerie de rhum. distillerie clement

L’habitation Clément, qui donne son nom au rhum éponyme, est une superbe propriété qui a même servi de décor à une représentation grand carnaval avec le cow-boy Georges Bush et le séminariste François Mitterrand, pour décider du sort du Moyen Orient. Quand je disais carnaval, 20 ans après cela fait rire, non ?

Bref, au-delà de la petite histoire, ce domaine à la végétation luxuriante, parfaitement entretenu montre un pan de la vie martiniquaise au XVIII et XIXème siècle. palmeraie parc clement parc clement 1 parc clement 2

La maison est représentative de l’époque avec ses salons et sa grande salle à manger. Il est facile de s’imaginer le soir sur la terrasse à se délecter d’un bon rhum vieux et d’un cigare non moins bon devant maison clement côté maison clement arrière maison clement vue d'ensemble maison salle à manger salle à manger bis salon

Après le côté culturel vient le côté naturel. Nous avons décidé d’axer notre découverte de la Martinique par des paysages de cartes postales. Nos photos n’ayant pas subi de retouches quelconques se sont bien ces couleurs là que nous avons sous les yeux.

Les verts sont profonds, Pointe Faula Grande Anse 2 Grande Anse

les maisons ont des couleurs vives, Case créole Cases créoles 2

la mer et le ciel se battent pour le plus joli bleu Plage du Diamant Plage du Diamant 2

et les plages contrastent telle avec du sable blanc telle autre avec du sable noir. Anse Dufour Anse Dufour 2 Anse noire Plage des salines Plage des salines 2

Même les chenilles se parent de belles couleurs. Chenilles - Anse Dufour

Enfin, quoi de plus colorée qu’une course de yoles rondes, ces bateaux à l’équilibre si instable qui font passer un 49er (prononcer fortyniner) pour une caravelle. Mais ces bateaux donnent du spectacle et les régates sont suivies par beaucoup de spectateurs, comme quoi la voile peut encore susciter de l’intérêt populaire. Et pourtant les budgets doivent être conséquents car ces bateaux demandent des équipages et une logistique importante (poids lourds notamment) pour se rendre sur les lieux de régates. Sans sponsors cela serait impossible. course de yoles course de yoles 2 course de yoles 3 Et c'est parti

A bientôt. OUAH! C'est beau!

jeudi 17 janvier 2013

Bienvenue en Martinique Là ! Doudou, dis donc !

Voici l’environnement de la marina du Marin, une des plus grandes marinas des Caraïbes, point d’entrée après la traversée pour le sud de l’arc Antillais ou le nord, encore que certains choisissent la Barbade ou Sainte Lucie. Comme dans notre projet initial il n’était pas question de descendre vers le sud nous avons opté pour une arrivée au Marin. marina 1 marina 2 marina 3

Une petite mise en bouche pour commencer par la visite d’une distillerie, La Mauny, d’où nous sommes repartis avec quelques bouteilles, diverses et variées, de rhum, à consommer avec modération, cela va s’en dire. Quand on voit l’ingéniosité, la technicité, que peut développer l’être humain pour satisfaire un vice, c’est extraordinaire, surtout si on se replace à l’époque du début de l’ère industrielle. La réalisation de ces machines à vapeur, de ces broyeuses, par des grands noms de la sidérurgie comme Krupp par exemple dans le seul but de produire un seul produit, le rhum, ça me laisse pensif. Dommage que la saison de coupe de la canne et du broyage ne soit pas encore commencée. distillerie La Mauny machine à vapeur machine à vapeur bis broyeuse

Pour évacuer les dégustations successives rien de tel qu’une promenade sous les palétuviers dans le silence de la mangrove. Là, la nature si on la laisse faire ne perd pas de temps pour s’imposer et agrandir son territoire. Impressionnant cet enchevêtrement de racines et de branches qui colonisent l’eau pour le plus grand bien des crabes, de toutes tailles et de couleurs, des oiseaux qui viennent y nicher la nuit et des poissons qui viennent y pondre leurs œufs. Un biotope néanmoins fragile si on n’y prend pas garde. début mangrove mangrove mangrove 1 mangrove 2 crabe jaune

Vendredi 18 nous récupérerons notre très chère (310 euros pour 7 jours, contre 110 à Lanzarote, cherchez l’erreur, Ah ! c’est la France ? D’accord !!) voiture de location afin de nous enfoncer un peu plus dans l’intérieur de l’île et visiter un maximum de sites incontournables. Pour l’heure nous sommes en train de réparer doucement, mais doucement alors, les quelques problèmes techniques sur le bateau. Pas de précipitation, mouvements doux, rythme alanguissant, no stress. C’est possible, même pour moi. Même pas un petit juron depuis une semaine. Cool, le mec.

Petit déjeuner sur la terrasse et promenade digestive au marché, quelques acras en hors d’œuvre, du poulet colombo au repas puis sieste, tea time et biscuits, re-sieste, apéro sur d’autres bateaux, dodo. Tout cela du lundi au dimanche, tongs et short de rigueur. Casse de noix de coco, ça c’est du travail ! Cool la vie. Bon j’exagère un peu, après le thé on ne se recouche pas, c’était pour vous faire « bisquer ». première peau noix de coco

Quelques amis ont pensé à nous et à nos déboires successifs du fait de notre ami Murphy et nous ont fait parvenir par porteur spécial, merci Arnaud et Virginie, la Mascotte du bateau chargée de contrer toutes les attaques mesquines auxquelles nous pourrions être à nouveau confrontées. Il reste à lui trouver un nom, si vous avez des idées nous sommes preneurs. mascotte

A bientôt.

mercredi 16 janvier 2013

LA ROUTE SUIVIE

Nous allons essayer de garder ce billet uniquement pour afficher la route suivie depuis notre départ. La route s'affiche en VERT, petit changement dans la visibilité, et se trouve dans le fichier word ci-dessous.

route suivie

vous trouverez aussi un lien positionnant le bateau, pour peu que j'informe suffisamment le site bien sur:

http://www.stw.fr/localisation/show-position-bateau.cfm?user_id=19756

vendredi 11 janvier 2013

Bienvenue à Atlantic land

Si Disneyland vous semble puéril, si Parc Aventura vous paraît surfait, venez à Atlantic land, vous y trouverez de la sensation, de l’adrénaline, des jeux d’eau et tous les ingrédients de l’aventure, la chaleur, l’humidité, l’angoisse, l’instinct de survie etc… Seule contrainte vous devez disposer d’un temps libre d’au moins 3 semaines pour en capter la substantifique moelle.

Donc, ce 18 décembre 2012, à 16h30 exactement, nous quittons le port de Mindelo cap au sud. Ça commence bien, nous voulons aller à l’ouest mais faute de vent dans cette direction nous allons où celui-ci veut bien nous porter. Et pas trop vite surtout, il ne faudrait pas non plus que nous battions des records : 4, 5, 6, 8 nds, nous sortons même le spi de la naphtaline, ceci nous permet d’atteindre une vitesse dérisoire qui n’empêche nullement d’être balloté par une houle de nord ouest bien établie, elle.

un_beau_spi.jpg

Le 21, notre collaborateur Stanley, vous vous rappelez de lui, le pilote automatique a décidé de recracher la courroie neuve que nous lui avions offerte à Carthagène. Qu’à cela ne tienne ! Démontage, dans l’agitation bâbord-tribord de notre houle atlantique, de la barre à roue, remplacée pendant 2 heures par la barre de secours et changement de la courroie cassée avec en prime perte d’un rouleau en téflon directement dans le trou d’évacuation de l’eau du cockpit. En golf on appelle cela un birdie. En navigation une m… de plus. Donc, gamberge pour remplacer cette pièce par un morceau de tuyau à peu près au diamètre. Remontage. Hourra ! Ça fonctionne. Et c’est reparti pour un tour de 3 jours. Le 24, fin de l’intermède pilote de la barre à roue, la nouvelle gear box crache ses derniers pignons. Dont acte et fin de la semaine de vacances !

Cette deuxième semaine va s’effectuer sous le signe d’un renforcement du vent dans des conditions très correctes entre 13 et 18 nœuds de vent, plein vent arrière, allure que nous ne voulons pas pratiquer pour son inconfort relatif, donc nous tirons des bords au largue ou au grand largue. Judicieux, pas judicieux, grand débat. Toujours est-il que le renforcement du vent Est Nord-Est avec une houle de Nord Ouest sur une allure de largue nous donne des conditions de mer plus qu’inconfortables et nous voilà dans une danse bâbord-tribord, port and starboard, gauche-droite, a la izquierda y a la derecha, avec parfois le gitomètre qui s’amuse à flirter avec les 30 ° de gîte d’un côté et 30 autres de l’autre. ca_gite.jpg

Dormir dans ces conditions, difficile, sans compter le bruit des vagues qui viennent s’éclater sur la coque ou le tableau arrière. Et pourtant dormir est essentiel puisque depuis la défection de Stanley il nous faut tenir la barre toute la journée par relais de 2 heures. La nuit nous avons décidé d’utiliser l’ancien pilote de la barre franche, histoire de l’économiser et pour nous permettre le repos nécessaire. Seul petit problème, il nous faut réduire les voiles pour l’empêcher de décrocher régulièrement sous l’action du vent et des vagues. Donc réduction du génois et 2 ris dans la GV. Nous naviguons quand même à 5 nœuds. Et puis une grande voile avec 2 ris exerce moins de pression sur le hale-bas rigide dont la platine s’est désolidarisée du mât. Toutes les têtes de rivets pop, changés en septembre ont lâché. Donc bricolage pour le maintenir en place car en voulant réparer, par la pose de nouveaux rivets, la pince dédiée à ce type de travail a cassé également. Faut rester zen, parait-il. Je suis resté très correct. Je pense que le visage pourpre, aviné du Capitaine Haddock a dû pâlir devant la bordée de jurons, bien plus triviale que les siens, que j’ai pu proférer pendant cette semaine.

La troisième semaine se déroula sous un ciel agité, très agité. Des grains d’orage avec ou sans pluie mais avec des vents de 30 nœuds et donc une mer encore plus perturbée, de la houle et des vagues croisées entre 4 et 5 mètres. Que du bonheur ! Nous avons eu jusqu’à 10 orages dans une journée. enieme_arc_en_ciel.jpg

Au bout du deuxième jour d’orage nous avons pris 3 ris dans la GV et basta. Plus de manœuvre, je réduis, je redéploye, je réduis à nouveau et m…, d’autant plus que le support du pilote de secours a lâché nous obligeant les 5 derniers jours à barrer 24 h sur 24. Durant cette période nous avons vécu dans un climat de gags. En effet, à chaque changement de quart, lorsque Brigitte prenait le sien, elle avait droit comme moi à son grain et ses 30 nœuds mais également à la pluie qui allait avec. Douche garantie. Il y a des moments, comme cela, dans la vie où on se sent Calimero. ca_bouge.jpg ca_mouille.jpg

Malgré cela nous avons quand même pu nous organiser pour une vie la moins inconfortable possible. Brigitte a même réussi à cuisiner, confectionner 2 beaux pains,

le_pain_et_la_boulangere.jpg

des biscuits de noël au chocolat, un fondant au chocolat, des rochers à la noix de coco les_rochers.jpg

du couscous, et des crèpes,

soiree_crepes.jpg etc…

Quant à moi, après l’échec de ma pêche lors de l’étape Canaries/Cap Vert, je me suis rattrapé en pêchant un premier poisson que j’ai rejeté à l’eau du fait de sa taille et de son origine que je n’ai pu déterminer. La deuxième pêche m’a permis de capturer une dorade coryphène de 50 cm dans laquelle j’ai taillé deux beaux filets, sans arrêtes. 1ere_dorade.jpg

La troisième fois, j’ai pêché une belle pièce de plus de 80 cm et nous avons amélioré l’ordinaire pendant quelques repas de belles tranches de poisson grillé et court-bouillonné. 2eme_dorade.jpg

Il n’y aura pas de quatrième pêche. Enfin si, il y aurait pu en avoir une mais le temps que je m’aperçois que la canne effectuait une très forte courbe à son sommet avec un très rapide déroulement du fil sur la bobine, le frein avait été insuffisamment serré, que j’intervienne sur le dit-frein, le dernier centimètre de fil quittait la bobine et me laissait pantois. 100 mètres de fil perdu, un leurre de plus et à mon avis une prise encore plus importante que les précédentes. A mon corps défendant, j’étais à la barre, je surfais quelques vagues à 6,5 nœuds avec un vent à 25-30 nœuds et j’étais donc plus concentré sur la navigation que sur la pêche. Brigitte dormait à ce moment là. Nous avons décidé alors de ne plus mettre la canne à l’eau s’il n’y avait pas une surveillance spécifique. Barrer et pêcher, seul, en même temps, selon les conditions de mer ce n’est pas possible ! D’autant qu’il faut toujours également être en veille active car même au beau milieu de l’océan des collisions peuvent arriver si on y prend pas garde. Ici avec un voilier, et 2 autres fois avec un cargo et un pétrolier. Il n’empêche que c’est déconcertant de s’apercevoir qu’au milieu d’une étendue immense quasi désertique on n’est finalement pas si seul que cela. Durant la deuxième semaine 2 autres voiliers ont coupé notre sillage par l’arrière et un autre à deux jours de l’arrivée.

risque_de_colision.JPG Le_Marin_040.jpg seul_au_milieu_de_l_ocean.jpg

Voilà un petit résumé de notre traversée de l’Atlantique. Nous sommes contents de l’avoir fait et réussi sans trop de dommages. A Mindelo il y avait 2 bateaux qui n’ont pas eu la chance d’effectuer la traversée avec l’ARC, un pour cause de démâtage et l’autre pour la perte de son safran avec en prime une dérive pendant 5 jours. Donc heureux, oui. arrivee_mouvementee.jpg

On m’avait beaucoup vanté le tapis roulant de la houle de l’Atlantique, j’avais beaucoup lu d’articles précisant qu’un tonneau jeté à la mer arrivait aux Antilles sans problème. En fait de tapis roulant nous avons eu des montagnes russes. Quand à la barrique si celle-ci était remplie de lait je parie qu’à l’arrivée il y aurait une belle motte de beurre à l’intérieur.

Pour l’heure, nous allons prendre quelques jours de repos. Nous restons à la marina du Marin jusqu’au 31 janvier. Au programme repos, farniente, visite, réparations diverses, etc… Nous avons déjà commencé puisque des amis sont venus passés quelques jours en Martinique et avaient organisé leur séjour en fonction de notre arrivée. Sympa !

A bientôt

PS : In memoriam Nous dédions ce billet à Vincent, frère de Brigitte et lecteur assidu de notre blog qui est décédé le 27 décembre à la suite d’un grave AVC à l’âge de 46 ans. Nous avons une pensée pour son épouse Anne et ses 3 enfants Corentin, Lilian et Maxence.

PPS : J’ai par inadvertance effacé certains commentaires je vous prie de m’en excuser si vous ne les voyez pas paraître. En fait j’ai régulièrement des commentaires genres spam et après 3 semaines d’absence sur le blog j’ai dû éliminer plus d’une centaine de ces commentaires indésirables et dans ma précipitation j’ai manipulé la suppression trop vite. Ce n’est pas la première fois que ça m’arrive de confondre vitesse et précipitation !

Cabo Verde

Jusqu’à présent, malgré les lieux que nous avons visités aussi divers que variés, nous n’avions ressenti une impression de dépaysement comme celle que nous avons eu en arrivant à Mindelo sur l’île de Sao Vicente. Ce n’est pas encore ou plus tout à fait l’Afrique, c’est le Cap Vert, un mélange d’Occident et d’Afrique avec toutes les variétés de couleur de peau possible et imaginable, de la peau mate type méditerranéenne jusqu’au noire type Sénégalais. Le pays est pauvre et maintenu à son niveau de vie grâce aux subsides de l’Europe et des USA. santo_antao_472.jpg Mindelo_238.jpg Mindelo_227.jpg

Il n’empêche que malgré ça on perçoit une gentillesse des habitants. On ne sent pas d’agressivité ni d’envie d’arnaquer le touriste lambda. Pas besoin de négocier en permanence, de marchander comme au Maghreb, par exemple. Pour ce que j’en ai vu, bien sûr. Par contre, nous n’avons pas trouvé le coût de la vie particulièrement bas même au niveau du panier basique de la ménagère, fruits, légumes. Je ne parle pas du Brie et du chèvre achetés pour 10 euros. Nous avons fait dans le luxe. Ce qui est remarqué en premier se sont les couleurs des bâtiments, autant à Lanzarote le blanc était la couleur dominante autant ici nous pouvons passer du bleu au rose ou au jaune bien teinté. Mindelo_200.jpg Mindelo_205.jpg Mindelo_223.jpg

L’économie au quotidien se déroule à même la rue ou dans des petits marchés couverts. Mindelo_352.jpg Mindelo_353.jpg

Le rythme de vie se déroule dans le même registre que la musique de Césaria Evoria, la diva Capverdienne, dont le premier anniversaire de sa mort a été dignement fêté par un concert géant sur l’île de Santo Antao qui s’est terminé à 5 heures du matin. Bernard Lavilliers, soi même, en était. Nous non. Quand nous avons appris le déroulement de cette manifestation il n’y avait plus un seul billet disponible pour le ferry. Dommage ! Même les animaux suivent le rythme infernal imposé par les hommes. Mindelo_211.jpg Mindelo_347.jpg

L’île de Sao Vicente est assez aride et très ventée, ceci expliquant cela, donc plutôt que de « perdre » du temps, c’est relatif bien sûr, nous avons préféré aller visiter l’île d’en face, Santo Antao, à 45 mn de ferry. Une fois, bien sûr, les réparations et remontage du pilote automatique effectués, embrayage (gear box) neuf et achat d’une courroie de rechange, remise en état de la canne à pêche, achat de leurres, etc… Il y a 2 Santo Antao, la côte Est et Ouest aride et l’intérieur vert, montagneux avec des forêts de pins, d’eucalyptus et d’acacias. De très belles randonnées à faire notamment aux alentours du cratère avec de beaux dénivelés. Pour notre part nous avons préféré louer les services d’un chauffeur qui nous a promenés sur les routes de l’île. notre chauffeur

90 euros pour une journée. Réceptionnés à l’arrivée du ferry à 8 heures et ramenés pour son départ à 17h avec visite incontournable d’une distillerie à l’ancienne

vieux pressoir à canne à sucre

et surtout traversée de l’île par la fameuse route pavée. Celle-ci a été construite sur une durée de 12 ans, entièrement pavée, donc très inconfortable cela va s’en dire, à travers la montagne. Un travail de forçat. Je précise bien cette route parce que depuis qu’une nouvelle voie littorale a été ouverte et goudronnée les chauffeurs ont tendance à ne plus vouloir emprunter l’ancienne. On peut les comprendre. Dès le départ du port de Porto Novo, les paysages arides se dévoilent devant nous. santo_antao_366.jpg santo_antao_367.jpg

Au fur et à mesure que nous grimpons vers les sommets de l’île nous avons découvert des paysages totalement différents, toujours aussi montagneux, avec des à-pics vertigineux mais aussi une végétation beaucoup plus dense santo_antao_404.jpg Mindelo_427.jpg santo_antao_420.jpg l'ancien cratère ancien cratère

Ne dirait-on pas un paysage alpin ? santo_antao_383.jpg

La côte nord ouest, très découpée et soumise aux flux d’ouest, peut offrir des coups de vent avec des rouleaux impressionnants empêchant les barques de pêcheurs de la moindre sortie en mer. santo_antao_481.jpg santo_antao_486.jpg santo_antao_487.jpg

Quant à la route, elle reste toujours aussi spectaculaire, pavée et coincée entre la mer et la montagne. santo_antao_463.jpg santo_antao_501.jpg

Voilà un petit panorama, rapide et non exhaustif de ce que cette courte escale au Cap Vert nous a permis de voir. C’est un archipel qui demande plus de temps pour être découvert mais le temps nous manque et il nous faut penser à traverser. Rendez-vous de l’autre côté.

A bientôt

mercredi 09 janvier 2013

enfin arrivé

Bonjour à tous et nos meilleurs voeux pour cette nouvelle année. Nous sommes arrivés au Marin en Martinique lundi 07/01/2013 après 20 jours de navigation. Le bateau et l'équipage sont globalement en bon état, quelques casses mécaniques pour le bateau et des bleus pour l'équipage.

A bientôt pour plus de détails.

lundi 17 décembre 2012

Bonnes Fêtes

Bonjour à tous, juste un petit mot pour vous signaler que nous prenons le départ pour la Martinique mardi 18 décembre et pour 18 à 19 jours de mer. Nous reprendrons le fil du blog avec un billet sur le Cap Vert et un autre sur la traversée lorsque nous serons arrivés au Marin, notre port de destination. Entre temps j’essaierai d’envoyer le plus régulièrement possible notre position sur l’adresse suivante :

http://www.stw.fr/localisation/show-position-bateau.cfm?user_id=19756

déjà communiquée dans un précédent billet mais un petit rappel ne coûte rien.

Sur ce nous vous souhaitons de bonnes fêtes de fin d’année et à l’année prochaine !

A bientôt 112.jpg

PS: message personnel : Roger même camouflé de la sorte nous t'avons reconnu.

vendredi 14 décembre 2012

Roll and roll

Je profite d’un moment de répit dans mon quart de 2h pour préparer mon billet pour le blog. Je m’étonne toujours quand je dis mon quart de deux, car si je ne m’abuse un quart de deux dans le système décimal c’est 0.50 et si j’utilise le système sexagécimal, la base 60, c’est 0.30 donc dans tous les cas je devrais veiller soit 0.50 du temps soit 30 minutes. Vous me suivez ! Encore que je ne développe pas sur un système binaire.

Et puis d’ailleurs pourquoi je m’étends sur une telle hypothèse de calcul, non dénuée de sens certes, mais loin de toute rigueur scientifique ou mathématique, la fatigue sans doute. Le délire de l’immensité océanique à l’instar des plongeurs avec le mal des profondeurs ou les alpinistes avec le malaise de l’altitude m’aurait-il atteint ? Que nenni ! Aujourd’hui, nous sommes le 12 décembre 2012 à 12heures 12 minutes et 12 secondes et je viens d’avoir 57 ans soit 5 + 7 = 12. Le 12.12.12.à 12.12.12 j’ai 12.

Je lance un appel aux aficionados de la numérologie pour me communiquer toutes informations utiles, objectives, structurées, mathématiquement éprouvées sur l’importance d’une telle série de même nombre sur mon avenir pour les 12 prochains siècles.

D’aucun de mes amis, ayant suivi des rites initiatiques aux sciences ésotériques d’origines christiques, arrivent par une simplification dont je n’ai pas saisi l’arbitraire calcul à un résultat de 3.3.3 à 3.3.3 pour 3. Je les suspecte d’une manœuvre dilatoire pour minimiser ce phénomène exemplaire dans la vie d’un être humain. Qu’importe, j’ai 57 ans, je suis vivant, encore en bonne santé et en vacances pour 19 x 12 jours = 231 soit 2+3+1 = 6 qui divisé par 2 donne 3. Hé, hé aurais-je découvert la subtilité de leurs connaissances.

Bref, laissons de côté ces théories fumeuses pour des nouvelles plus concrètes. Nous sommes partis de Las Palmas jeudi 6/12 à 17h30 par un temps super calme, mer miroir vent 0. Donc une brise Volvo à 5 nœuds. Départ de Las Palmas

Le vent est monté par la suite nous permettant de suivre la route tracée sur la carte avec un vent de travers, idéal, de 12 à 15 nds. Samedi soir les conditions de vent sont devenues plus soutenues avec 20 nœuds mais surtout une mer beaucoup moins clémente avec une houle croisée de 2 à 3 mètres désagréable. Résultat après quelques heures de ce régime shaker ou Orangina, secouez moi, secouez moi, Stanley nous a lâché une nouvelle fois. Cette fois-ci c’était avec Brigitte. Un pilote chacun, la balle au centre.

En garçon prévoyant, suite à la casse de la courroie du pilote automatique entre Palma de Majorque et Carthagène (cf : le billet MURPHY) j’avais fait en sorte de pouvoir utiliser le pilote dédié à la barre de secours, l’ancienne barre franche. J’ai donc installé ce pilote qui, au bout de quelques dizaines de minutes a décroché. Désinstallation, reparamétrage et réinstallation et remise au placard. La tête du vérin s’est cassée nette donc plus de possibilité de le fixer sur l’axe de la barre franche. Pilotes automatiques contre équipage 3 à 0.

Résultat des courses depuis dimanche matin nous devons nous relayer toutes les 2 heures à la barre dans une mer croisée, c’est roll and roll. Et c’est carrément plus du tout la même traversée que nous entreprenons, fini les loisirs, le temps libre, c’est l’usine. J’en vois qui rigole. Et bien si ! Nous ne pouvons même plus prendre le petit déjeuner ensemble sur la terrasse il y a en a toujours un qui est au travail à barrer énergiquement en bavant devant le repas que s’enfile l’autre bien calé à la gite. Galérien de tous les pays …

Pour couper cette monotonie nous rappelant bien trop le rythme métro, boulot, dodo nous avons décidé malgré tout de tester notre matériel de pêche. Comme nous sommes quasiment ignorants en matière de pêche nous avons vu à un moment la canne donné des signes d’agitation puis plus rien. Nous en avons conclu qu’il y avait bien eu une touche mais qu’il n’était pas urgent pour autant de relever la canne et que nous le ferions avant la nuit.

Brigitte étant parti se reposer, pour son quart de sommeil de 2 heures, me laissant seul avec la barre, la mer agitée, rough disent les anglais, et ma canne à pêche. Comme de plus nous naviguions plein vent arrière, en ce moment là, avec les voiles en ciseaux, allure demandant une concentration intense pour éviter les empannages sauvages et violents (si vous ne comprenez pas tout ces termes marins demandez, nous vous expliquerons), je n’ai donc à aucun moment pu surveiller la canne jusqu’au moment où j’ai entendu un grand crac. Je me suis retourné et j’ai vu le fil pendouiller lamentablement au bout de la canne. Je pense que nous avons ferré un gros voire un très gros poisson suffisant pour me faire perdre 30 mètres de fil et les deux appâts hameçons. Poissons contre équipage 2 leurres à zéro.

Pour agrémenter quelque peu cet austère billet nous vous faisons partager quelques vues de notre non moins austère environnement.

coucher de soleil coucher bis réveil d'une baleine Mindelo_100.jpg nos amis les dauphins

La suite du Cap Vert avant la traversée normalement prévue mardi 18 si tout va bien.

A bientôt

jeudi 06 décembre 2012

Las Palmas

Avant de partir pour Las Palmas, nous avons profité d’une embellie dans le ciel pour faire une petite randonnée de 40 minutes sur un sentier de bord de mer pour rejoindre Puerto del Carmen, un petit port bien sympathique, pour plaisanciers locaux. Puerto del Carmen Puerto del Carmen 2

C’est plus grand et plus touristique que Puerto Calero. Il y a beaucoup de studios de vacances, au demeurant bien intégrés dans l’espace et dont les habitants prennent soin d’agrémenter de jardinets de cactus et autres plantes grasses même sur des parcelles ne leur appartenant pas comme sur le domaine maritime. Puerto del Carmen 1 Les jardins de cactus Les jardins de cactus 1

Nous avons saisi l’occasion de photographier un bateau réalisé en toile de jute, ayant navigué depuis l’Asie avec son propriétaire concepteur et qui est en route pour le Bengladesh avec sa nouvelle skippeuse. Il y avait nos deux jeunes allemands de Kiel avec leur 8.25 m, maintenant il y a ce bateau. Courage ou inconscience je ne saurai dire quel est celui qui prime sur l’autre, en tout cas chapeau bas et respect devant une telle volonté de naviguer sur un tel navire. Bateau en toile de jute

Pour ce qui nous concerne nous avons repris la route lundi à 15h direction Las Palmas sur l’île de Gran Canaria soit un parcours d’un peu plus de 100 nautiques. Nous sommes arrivés à Las Palmas à 12 h mardi soit 21 heures de navigation à une moyenne de 5 nœuds avec des pointes à 6.5. Ce n’est pas extraordinaire à l’heure où des voiliers réalisent plus de 50 nœuds voir 67 pour le dernier d’entre eux mais ce sont des formules 1 de la mer et en aucun cas comparable. Nous sommes satisfaits de notre moyenne et là est l’essentiel, d’autant que les conditions n’étaient pas extraordinaires avec un vent moyen, maximum 20 nds, mais plus souvent 12/13 et surtout une houle de travers de 2 à 3 mètres rendant la navigation bien inconfortable.

L’arrivée sur Las Palmas nous a semblé moins dépaysant que celle sur Lanzarote. Devant nous c’est la vision d’une grande ville, un peu façon Carthagène, avec ses immeubles, son port, ses grues et ses bateaux au mouillage. Arrivée sur Las Palmas Arrivée sur Las Palmas 1 La plage à côté de la marina

Cette escale sera beaucoup trop courte pour que nous ayons eu une vue large de Gran Canaria. Nous concentrerons notre temps de visite à la ville et le « vieux » Las Palmas avec l’incontournable cathédrale et la maison de notre maître à tous, celui qui a montré le chemin, du moins pour ceux qui sont déjà arrivés ici à Las Palmas, le premier d’entre tous les navigateurs à avoir traversé l’océan en 1492, j’ai nommé : el Capitan Colon. La cathédrale de Las Palmas La cathédrale de Las Palmas 1 La maison du maître La maison du maître 1

Nous devons en effet reprendre la mer jeudi dans la journée pour le Cap Vert à 6 jours de navigation. La météo semble correcte pour les prochains jours, un peu fainéante peut-être certains jours au niveau du vent par contre pour la houle je n’ai pas encore toutes les données, espérons qu’elle sera modérée et idéalement placée dans l’axe du bateau pour surfer un peu. Il faut y croire.

Donc pas de news avant l’arrivée à Mindelo sauf si j’ai le temps et la possibilité de connexion avec l’Iridium de communiquer la position du bateau sur le lien que j’ai fourni et que vous pouvez trouver sur le post « la route suivie ».

A bientôt.

vendredi 30 novembre 2012

Quelques news diverses et variées

La semaine se déroule doucement à Lanzarote avec depuis 2 jours des conditions bien humides, pluie, vent et en mer une houle de 3 mètres. Plusieurs bateaux sont, toutefois, partis profitant du départ de l’ARC, soit pour rallier Las Palmas soit directement le Cap Vert, soit encore les Antilles.

Nous, nous restons encore quelques jours, le temps que les conditions s’améliorent comme notre voisin de ponton un Anglais qui a pour règle « in first the security, in second the confort and in third the speed », j’aime bien l’anglais quand c’est aussi facile à comprendre. Le vent souffle à 25-30 nœuds au portant ce qui reste exploitable en terme de sécurité mais la forte houle, environ 3 mètres, rend la navigation désagréable voire inconfortable donc nous restons scotchés au catway. Cela nous permet quand même de faire de jolies photos d'arc en ciel. Arc en ciel sur Arrecife

Un autre voisin de ponton lorsque nous étions sur Agadir, le catamaran Microbe (http://lesaventuresdemicrobe.blogspot.com.es/) nous a transmis quelques photos de notre départ du Maroc. C’est petit un voilier quand même ! Au départ d'Agadir Au départ d'Agadir 3

Les puristes crieront au scandale en voyant par une mer si calme une voile avec 2 ris. Ils auront raison. Mais le vent étant très faible, 5 nœuds, c’est au moteur que nous avions prévu de naviguer, la grande voile n’étant là que pour éventuellement appuyer le bateau si la mer devait se lever. Ce qui n’a pas manqué d’arriver quelques heures plus tard. Et puis nous avions la flemme de mettre toute la toile sachant que pour la nuit nous l’aurions réduite, car nous réduisons systématiquement les voiles pour les quarts de nuit, ainsi Brigitte n’est pas obligée de me réveiller pour effectuer des manœuvres cela la rassure et moi je peux dormir correctement. Tout ceci dans le but d’avoir toujours, tout au long de la journée, ce qui me caractérise particulièrement, le sourire et la bonne humeur. Allez lâchez-vous dans vos chaumières, gaussez-vous un bon coup ! Au départ d'Agadir bis

Toutes les rencontres effectuées depuis notre départ se sont étonnées que nous n’ayons pas d’équipement pour pêcher, alors nous avons fini par nous équiper d’une jolie canne à pêche, de son moulinet et de leurres pour pêcher soit des petits thons soit des dorades coryphènes. A la première prise nous vous mettrons des photos sur le blog. La chance sourit aux innocents, dit-on ! La canne à pêche !

Entre temps nous avons eu la visite d’une ex candidate à la présidentielle, venue faire la tournée des pontons, je parle d’Eva Joly et qui s’est installée dans le bateau. Y a t’y pas un p’tit air ? L'intruse

La lecture est un des moments de détente ou d’occupation le plus prisé, la course à pied ou le squash étant techniquement difficile à pratiquer lorsque le bateau gîte. Heureusement que les rencontres de français permettent d’échanger des livres et de renouveler régulièrement et sans dépense la bibliothèque.

Comment vivons-nous à bord ? Se sont des questions qui nous avaient été posées avant notre départ et auxquelles nous n’avions pu répondre alors avec précision. Nous avons maintenant un peu de recul pour y répondre. Le rythme est bien sûr différent selon que l’on soit en navigation ou au port.

En mer, la journée est coupée en deux, la nuit avec changement de quart toutes les deux heures si la route s’effectue à la voile et selon la météo, le vent ou le trafic maritime ou bien toutes les trois heures si nous naviguons au moteur, qui signifie pas de vent ou vent insuffisant donc conditions clémentes. Le jour, la veille est toujours active mais le repos s’organise en fonction des besoins de chacun.

A terre, nous programmons le réveil matin pour 8h30 tous les jours, histoire de dire qu’il faut se lever et nous restons au lit histoire de dire quelle chance nous avons de ne pas être obligés de se lever. Nous sommes quand même en vacances, non ? Ensuite après un petit déjeuner sur la terrasse, au soleil (sauf jour de pluie, rare(le soleil) dans les 10 derniers jours), planification de la journée avec visites, promenades et/ou cuisine pour Brigitte et bricolage pour moi. Le soir, apéritif avec d’autres voiliers ou petit restaurant ou repas sur la terrasse au clair de lune (sauf nuages). Hé ! Ce sont les vacances !

Et comme partout, lorsqu'on est en vacances on se fait des amis. Ceux-la viennent nous faire la sérénade au réveil tous les matins. C'est sympa non ? En fait ils viennent surtout pour manger et leurs piaillements ne sont que pour réclamer leurs miettes plus rapidement. Nos amis du petit-déjeuner

S'il est une particularité qui n'existe qu'à Lanzarote c'est la culture de la vigne. Déjà sur un terrain "normal" ou en pente comme chez nous ce n'est pas toujours évident alors imaginez sur une terre ingrate comme peut l'être la terre volcanique de cette île. Imaginez pratiquer des cultures où l'eau n'est pas naturellement présente où il faut faire preuve d'imagination. Vous avez là les deux principales caractéristiques du vignoble de Lanzarote auxquelles nous pouvons ajouter une vendange précoce puisqu'elle est effectuée courant juillet totalement récoltée à la main évidemment ! La qualité des vins, nous en avons goûté quelques uns, principalement des blancs, est loin d'être médiocre. Ce que vous voyez sur les photos ne sont pas des traces de bombardement ni des abris d'artillerie mais la technique viticole pour protéger les ceps de vignes du vent et pour capter l'humidité de la rosée. Ces trous ont comme dimensions 3 mètres de profondeur pour 8 mètres de diamètre. Vignoble Vignoble bis

Au cours de nos promenades nous avons pu constater également les efforts entrepris par les habitants pour verdir un peu leur environnement, et compte tenu du terrain quoi de plus harmonieux que l'utilisation des cactus et autres plantes grasses, qui font des mini jardins bien sympathiques. dans mon jardin il y des cactus

Un nouveau drapeau a fait son apparition en dessous de la barre de flèche bâbord, cadeau d’un Québécois, en route pour le Cap Vert. La préséance a été respectée puisque le Gwenn Ha Du est au-dessus. Il n’était pas question qu’il en fût autrement, toute autre demande expresse eut été considérée comme un début de mutinerie à bord et de fait sévèrement réprimé. Gwenn Ha Du et sa copine

A bientôt

mardi 27 novembre 2012

Lanzarote, une île des Canaries

Nous avons décidé de jouer aux touristes sur notre première île des Canaries. Nous avons loué une voiture pour une semaine. De toute façon les conditions météo ne sont pas très bonnes pour les prochains jours, à tel point que le rallye de l’ARC (Atlantic Rallye for Cruisers) a reporté le départ de plus de 200 bateaux de dimanche 25 à mardi 27/11. Le dernier report datait de 1989, c’est dire !

Depuis 2 jours nous avons sillonné de long en large Lanzarote. C’est super. Une beauté sauvage, à l’état brut, je dirai même brutal dû aux éruptions volcaniques successives qu'a connues cette île et qui ont laissé un quart de la surface sous une épaisse couche de lave noire où rien ne pousse. Rouler sur une bande d’asphalte à travers ce territoire quasi lunaire a quelque chose d’impressionnant. Pas étonnant non plus que ces décors naturels aient été utilisés dans de nombreux films. http://fr.wikipedia.org/wiki/Lanzarote

Paysage lunaire

Ce qui frappe en premier lieu c’est le contraste des couleurs entre le sol, les collines, les montagnes, noirs, et les habitations blanches et basses. Maisons blanches

L’arrivée, dans la matinée, nous a d’ailleurs surpris par le côté aride qui se présentait devant nos yeux.

Arrivée sur Lanzarote

La marina de Puerto Calero est, à mon avis et je le partage, moins tape à l’œil que l’autre marina de Lanzarote, Puerto Rubicon, mais elles sont sur une même longueur d’onde pour ce qui est des prix. Nous sommes loin des tarifs de l’Andalousie ou du Maroc. Un inconvénient néanmoins pour l’une et l’autre est l’éloignement de la capitale de l’ile, Arrecife. Une voiture est donc indispensable, surtout si on veut s’approvisionner à des coûts raisonnables.

Gwenn Ha Du à Puerto Calero Puerto Rubicon

Donc en route pour une petite visite guidée, non pas comme la photo pourrait vous faire croire, à dos de camélidés, mais en voiture, direction la montagne de feu (en français dans le texte) qui, par la magie de « Google est mon ami », est traduite en montana del fuego. Les chameaux Les chameaux 2

Sur les 4863 photos que nous avons prises, nous avons sélectionné 2 ou 3 représentatives du paysage que nous avons vu.

Timanfaya 1 Timanfaya 2 Timanfaya 3

Tout au long de notre promenade nous avons pu constater l’opiniâtreté des habitants pour arriver à cultiver une telle terre. Ce ne sont que des parcelles en terrasse, des terrains parsemés de murets chargés de récupérer l’humidité ambiante de la rosée. Maison blanche Les terrasses

L’eau est rare sur cette ile. Les besoins, de plus en plus importants, du fait du tourisme, sont couverts par des usines de désalinisation. Et là nous touchons au paradoxe car si certains dessalent d’autres s’occupent des salières, c’est fou non ?

Les salins

Certaines photos sont caractéristiques de Lanzarote, d’autres me rappellent mon beau pays d’origine, la Breizhanie. Ne trouvez-vous pas un air de ressemblance avec les côtes sauvages et découpées de chez nous (de chez moi) vers la pointe du Raz ou bien les petits ports tout au long des rivages ? Je considérerai toute réponse négative comme une manifestation caractérisée de mauvaise foi ! Les côtes sauvages Petit port

A bientôt

vendredi 23 novembre 2012

Agadir !

Après 56 h de navigation nous sommes arrivés à Agadir. Cité balnéaire du Maroc mais également port de pêche et port de commerce. Le tourisme est quand même la principale activité économique de cette grande ville quasiment rasée par un tremblement de terre en 1960. Plage Agadir

La marina est au cœur de cet ensemble touristique. Marina - Agadir Marina - Agadir

Cette destination avait pour but de nous rapprocher des Canaries et surtout de passer voir notre ami Hicham que nous n’avions pas vu depuis quelques années ! Nous l’avons retrouvé avec la barbe. Hé ! Hé ! Rasé plus tard, il n’avait pas eu le temps de passer chez le coiffeur. Notre ami Hicham ! L’accueil et l’hospitalité ont été à la hauteur de la réputation marocaine. Excellent. Nous avons mangé, que dis-je mangé, « bouffé », comme pas possible. Je suspecte Hicham d’avoir voulu nous engraisser par jalousie. Il a pris quelques kilos le bougre.

Le restaurant du bord de mer, langoustes, dorade royale et gambas, un régal. Un restaurant type cabane bambou mais qui attire un monde pas possible du fait de la présence d'un spot et d'une école de surf réputée. Un vrai régal ! Le resto au bord de l'océan Un spot de surf !

Le couscous maison à son domicile par la cuisinière attitrée, j’en ai été malade d’indigestion. Un couscous maison excellent !

Je ne vous parle pas des gâteaux marocains, nous en mangeons tous les jours avec notre café en lieu et place du chocolat. Dommage que le travail ne lui ai pas laissé un peu plus de temps de libre. Encore un grand merci ! Le thé + les gâteaux chez Hicham

Nous avons pu ainsi voir un intérieur marocain où le mot "cocooning", dans un tel environnement, n'est pas un vain mot. Le confort des coussins, la luminosité reposante et la fraîcheur apaisante avec un ventre bien rempli, je ne vous dis pas... Le salon marocain L'intérieur de la maison d'Hicham Le patio

Notre séjour à Agadir nous a permis de beaucoup échanger avec d’autres navigateurs mais toujours, comme depuis notre départ, des navigateurs sans date de retour. Soit ils sont en voyage depuis déjà quelques années, soit ils partent pour quelques années. Nous n’avons pas encore rencontré des gens, comme nous, en voyage pour une seule année. C’est un peu frustrant d’avoir cette épée de Damoclès temporelle sur la tête car, en échangeant avec ceux qui ont déjà navigué dans les Caraïbes, nous prenons conscience que c’est court, voire très court. Je sais vu de loin, un an semble déjà long, mais il ne nous reste déjà plus que 9 mois. Nous allons obligatoirement être contraint à réfléchir à notre parcours, annuler des destinations, faire des impasses, comme Madère par exemple.

Donc leur conseil : faire ce qui est possible, profiter de ce qui est fait et faire son possible pour profiter !

Pêcheurs au large d'Agadir

A bientôt

vendredi 16 novembre 2012

Mohammedia bis

Il est des moments privilégiés dans la vie où les rencontres impromptues resteront dans les souvenirs. Nous garderons de Mohammedia l’image d’un groupe de plaisanciers super sympathiques qui, autour d’un apéritif improvisé que des esprits chagrins voudraient interdire, nous ont permis d’avoir une autre vision du Maroc où l’humour, l’intelligence restent vivaces. Ils nous ont invité dans leur club privé, le Yacht Club de Mohammedia, pour un déjeuner dans un cadre agréable, un véritable oasis dans un environnement qui l’est moins, entre pétroliers et port de pêche. Les jardins du YCM JARDIN BIS NOS HOTES cadre enchanteur

Nous devions normalement visiter Casablanca mais l’invitation à déjeuner a quelque peu chamboulé le planning, aussi avons-nous décidé de reporter le projet au lendemain avec, en suivant les indications de nos hôtes, un choix à exercer entre Marrakech à 2h30 en train et Casablanca à 30mn également en train. Finalement la météo a décidé pour nous : ce sera bateau, la pluie ayant décidé de jouer sa partition toute la journée.

Nous avons préparé notre départ pour le lundi vers 16h direction Agadir, un peu moins de 300 milles, soit 2 jours et demi mais 3 nuits de navigation. Peu de vent, donc moteur, pendant toute la nuit mais une houle de 3 mètres quelque peu désagréable qui avait tendance à bien faire tanguer et rouler le bateau. En fin de matinée nous avons pu envoyer le génois et enfin naviguer à la voile, au grand largue ou vent arrière, à une vitesse entre 5 et 6 nœuds pour un vent de 15 nœuds, mais toujours cette houle de nord ouest. Dans la nuit le vent a basculé Est Sud-Est mais faible nous obligeant à remettre le moteur. A partir de ce moment nous avons alterné voile/moteur jusqu’à l’arrivée à Agadir à minuit trente dans la nuit de mercredi à jeudi.

Entre temps nous avons eu le plaisir d'être accompagné, en début de matinée, par une colonie de dauphins. Ils ne devaient être pas loin d'une vingtaine à passer sous le bateau. C'est toujours magique cette rencontre avec les dauphins vivants. Pas comme en arrivant sur Gibraltar où là nous avons vu flotter 2 beaux spécimens à l'agonie la nageoire hors de l'eau et battant l'air. Bien plus triste. dauphins1 dauphins 2 dauphins 3

Nous avons retrouvé Caroline et Benoît, que nous avions connu à la Linéa, un autre bateau, un breton de Belon, vu à Carthagène et reconnu la serveuse du restaurant Joséphine de port Napoléon à Port Saint Louis du Rhône. Le monde de la mer est petit, un microcosme beaucoup plus sympathique celui-là.

Aujourd’hui vendredi 16/11 c’est un jour férié au Maroc et nous avons rendez-vous avec notre ami Hicham qui va nous faire visiter sa ville. Quelques années que nous ne l’avons pas vu, j’espère qu’il ne s’est pas fait pousser la barbe, je rigole bien sur. Quoique !

A bientôt

samedi 10 novembre 2012

on the road again bis

Comme le titre du blog l’indique, nous voilà à nouveau en route pour le Maroc, cette fois-ci et plus précisément le port de Mohammedia. Pourquoi cette destination ? Parce que nous voulons nous rapprocher des Canaries petit à petit sans attendre les bonnes conditions pour faire le chemin en une seule fois. Les conditions météo actuelles, successions de dépressions et anticyclone pas établi (vous avez noté au passage, j’espère, le vocabulaire spécialisé employé, hein !) font qu’il est difficile d’obtenir plus de trois jours de temps correct pour naviguer sans se faire bousculer.

Aux dires d’autres navigateurs et suite à mes lectures le port de Rabat est très délicat à passer du fait de la présence d’une barre lorsqu’il y a de fortes houles et c’est justement ce qu’on trouve en ce moment en mer. Donc rabattons-nous (oui, je l’ai fait exprès !!) sur Mohammedia qui possède une petite marina et qui se trouve à mi-chemin d’Agadir notre prochaine escale si la… La résolution de ce subtil rébus vous donnera la raison : Mon premier est une conjonction de coordination Mon deuxième est un adjectif possessif Mon troisième est le symbole chimique de l’oxygène Mon tout est le sujet de conversation commun, récurrent mais néanmoins convivial avec les autres navigateurs quelque soit leurs nationalités.

Donc, nous sommes partis de Rota à 16h30 le 5 novembre avec un vent portant d’une quinzaine de nœuds. Malgré ces bonnes conditions j’ai préféré rester au moteur toute la nuit car nous avons dû traverser le rail de Gibraltar et slalomer entre les paquebots, pétroliers et autres cargos. J’ai même été obligé, à deux minutes d’une collision annoncée sur l’AIS et le radar, de reprendre la barre, de virer à bâbord avant de reprendre mon cap pour laisser passer un cargo qui manifestement se fichait royalement des règles de priorité en mer. D’accord il est plus gros, c’est une bonne raison. Sous voile j’aurai été moins réactif surtout seul dans le cockpit. Conclusions maintes fois exprimées, l’AIS c’est super, le radar c’est très bien mais une bonne paire d’yeux c’est mieux. Le reste de la traversée s’est déroulé tranquillement sous voile et au moteur, quand le vent a calé à 7 nœuds, à jouer à cache-cache avec les orages. Encore une fois merci le radar qui nous a permis, non pas de passer entre les gouttes mais d’éviter le plus gros des orages. Impressionnant ces éclairs en mer. Nous avons eu aussi la surprise de découvrir, au petit matin, un poisson volant qui est venu mourir dans le cockpit. Je ne pensais pas qu’on puisse voir ces poissons si haut en latitude. Qu’on en trouve sur les ponts des bateaux vers les Canaries ou le Cap Vert mais à la hauteur de Rabat, je l’ignorais. poisson volant poisson volant 2

Nous sommes arrivés à Mohammedia mercredi matin à 4 heures UTC. Depuis nous alternons les sorties en fonction des orages et de la pluie, encore et encore. Bon, il fait moins frais qu’à Rota c’est mieux mais nous n’aurons pas d’insolation non plus. le port la medina medina medina 2 monument monument 2

Aujourd’hui, nous sommes le 10 novembre et nous allons prendre soit un taxi collectif soit le train pour aller visiter Casablanca qui se trouve à une vingtaine de kilomètres mais qui ne possède pas d’équipement pour l’accueil des bateaux de plaisance. Dans cette marina nous sommes peu nombreux, un bateau polonais qui est reparti hier, un finlandais arrivé un jour avant nous, 2 jeunes allemands arrivés quelques heures après-nous avec un poker de Jeanneau 8,25m en provenance de Kiel, chapeau les jeunes un poker et un suédois qui s’est amarré ce matin.

Certains d’entre vous vont rire, je vois d’ici leurs sourires moqueurs, si, si, j’ai les noms, je m’efforce de faire des phrases compréhensibles en « shakespearien » et j’arrive même à me faire comprendre. Arriverai-je à être fluent à mon retour ? That is the question ?

A bientôt

lundi 05 novembre 2012

ANDALUZIA ANDALUZIA (avec les trémolos adéquats)

Quelques news. Nous sommes donc arrivés à Rota au nord ouest de Cadix depuis lundi matin 29 octobre. Le temps est mi figue, mi-raisin. Alternativement un peu de soleil et de la pluie. Température 19° en moyenne. Depuis Gibraltar, de toute façon, nous connaissons plus de jours de pluie que d’ensoleillement. Cela ne nous a pas empêché de visiter Rota, Cadix et Séville entre mercredi, jeudi et vendredi.

Rota est une ville de 20 000 habitants l’hiver et trois fois plus en été mais qui a su garder une dimension « humaine ». En effet, il y a un centre ville pittoresque andalou et pas ces constructions hideuses de la Costa Blanca. rota ruelles rota ruelles 2 rota vue du large

La présence d’une grande base navale expliquant en partie que la municipalité n’a peut être pas besoin de projets immobiliers pharaoniques pour percevoir ses impôts. Le port de plaisance est commun avec le port de pêche artisanale. Il y a peu de navigateurs donc l’ambiance et les échanges sont inexistants, pas comme à Carthagène, Almérimar ou La Linéa (Gibraltar), c’est un peu dommage. Autre point un tant soit peu négatif est l’absence au port, et donc sur le bateau, d’une connexion wifi. Ce mode de communication est devenu indispensable aux navigateurs. Encore un besoin qu’on se crée mais comme tant d’autres tellement pratique. Les ports l’ont d’ailleurs bien compris car il est rare de trouver des connexions wifi gratuites et les prix ont tendance à subir une inflation caractérisée, de 15 euros pour la semaine à 8 euros par jour (quand même !). le port plaisance et pêche

Hormis ces deux remarques, Rota est bien sympa et de plus à 40 mn en vedette du port de Cadix situé en centre ville. C’est une ville bien plus grande puisqu’il y aurait 140 000 habitants et un nombre incalculable de chats. Sales bêtes ! Le centre historique de Cadix est un lieu chargé d’histoire car cette ville existait déjà au temps d’Hercule, le Schwarzenegger de l’époque soit un temps certain voire un certain temps avant le barbu, pas Fidel l’autre. Et puis, zut, pour l’histoire voyez Wikipédia.

Cadix est caractérisé par un nombre de tours, de clochers importants ce qui accroît l’impression bigote de l’Andalousie. Attention il y a un intrus, trouvez-le pour pouvoir revenir en deuxième semaine. la cathédrale tour 1 tour 2 tour 3 tour 4 tour 5

D’ailleurs en ce 1er novembre nous avons pu assister à une procession à partir de la Cathédrale où un certain nombre de pénitents supportent une lourde charge représentant une statue, précédés par des andalous et andalouses, vous savez les belles de Cadix qui ont des yeux de velours, représentant, à priori, des confréries gaditaines (cherchez dans le dictionnaire, c’est la minute culturelle) et suivis d’un orchestre en grande pompe. les belles de Cadix procession1 procession 2

Cette fois-ci nous n’avons pas pu manger comme d’habitude, bon et pas cher, non pas que cela ne fusse pas possible mais le serveur nous a donné le menu pour touristes au lieu de celui espagnol. Pas bête le serveur, donc dorade pour madame et heureusement paella au prix affiché, espagnol, pour monsieur. Un dessert et un verre de vin pour chacun le tout pour 45 euros un prix de ch’nous, quoi ! Normal le serveur était un brave gars de ch’nous… de Perpignan. Quand on dit qu’on est toujours trahi par les siens.

La ville possède un certain cachet de part son architecture et ses petites ruelles et son histoire. Arrivée à Cadix cadix ruelles Fort San Sebastian Vendredi, jour du poisson, nous louons une voiture et direction Séville à une bonne heure de route. Quel rapport me direz-vous avec une location et Séville, aucun, si ce n’est que la dorade de la veille nous a quelque peu coincé une arête. Là c’est la Grande Ville. Et vu le nombre de touristes dans les rues autour de la cathédrale, particulièrement des français, il a dû y avoir une série de charters… nous n’avons pas pu rentrer dans les fameux jardins de l’Alcazar, la file d’attente était inversement proportionnelle à notre capacité d’attente. entrée de l'alcazar

Donc nous avons zoné dans les rues du quartier de Santa Cruz. Très jolies ruelles,

ruelles 3 ruelles ruelles 2

beaux monuments. Nous n’y avons passé qu’une grosse demi-journée et c’est assurément insuffisant pour voir Séville correctement, d’autant plus que nous avons perdu pas mal de temps à essayer de trouver Figaro, en vain et nous avons loupé Don Juan. l'incontournable cathédrale cathédrale 2 cathédrale 3

Nous ne pouvions pas achever cette visite sans une promenade, humide, sur LE FLEUVE d'Andalousie, el rio del Guadalquivir. le guadalquivir

Par contre nous y avons mangé à l’espagnol, bon et …, (je vous laisse compléter !) La fin de la journée s’est passée sous une jolie pluie qui nous a accompagné jusqu’à Rota. Les routes nationales en Andalousie, de nuit et sous la pluie je ne vous en parle pas, on cherche plus sa route, en suivant, tel le petit Poucet, les pointillés blancs, qu’on conduit réellement.

Il nous tarde quand même de nous rapprocher des Canaries. Nous allons essayer de profiter d’une renverse de la météo en début de semaine pour appareiller, peut-être vers Mohammedia au Maroc. Renverse prévu il y a 3 jours pour Dimanche mais qui recul de jours en jours.

A bientôt

mardi 30 octobre 2012

The straight of Gibraltar, the gateway for atlantic ocean.

Gibraltar est un lieu empreint d’histoire certes mais nous en avons rapidement fait le tour.

Notre intérêt pour les produits détaxés : alcool, tabac, carburant étant limité au dernier, contrairement à ce que pourraient penser quelques mauvaises langues, notre escale n’a duré que le temps d’attendre une bonne fenêtre météo. En effet, le détroit est particulier à franchir compte tenu des courants dus au rétrécissement du passage, de ceux dus aux marées et aux vents qui peuvent contrecarrer l’avancé dans le détroit.

Nous avons bien étudié les documents que nous avions en notre possession et qui nous donnaient les indications suivantes : quitter Gibraltar 3 heures après la pleine mer pour profiter des courants de la marée descendante qui annulent voire sont supérieurs à ceux du détroit et également partir avec un vent d’est afin d’être poussé dans le bon sens. C’est ce que nous avons fait avec un génois déroulé à 50% pour anticiper éventuellement une survente, au grand largue voire parfois plein vent arrière entre 15 et 20 nds et une vitesse de 5,6 nds en moyenne avec un œil sur le speedomètre et sur le GPS jusqu’à Tarifa, fin du détroit. Pourquoi 2 indicateurs de vitesse ? Tout simplement pour vérifier que notre vitesse fond était peu ou prou la même que la vitesse vraie. Si le speedomètre indiquait 6 nds et le GPS 3 nds cela signifiait que le courant était contraire et faisait tourner l’indicateur de vitesse plus vite que ce que nous avancions réellement. En quelque sorte, plus on pédalait moins vite plus on avançait moins rapidement. Suis-je assez clair ? La remontée vers Cadix s’est déroulée toujours sous génois seul à 100 %, grand largue, vent arrière 12 à 15 nds. Au petit matin le vent s’est stabilisé à 7 nds en moyenne, de travers, mais nous avons eu la flemme d’envoyer la grande voile et à moins de 5 milles le vent à tourner plein nez et nous avons fini au moteur.

16 h de navigation entre Gibraltar et Rota au nord est de Cadix pour environ 73 nautiques dont seulement 2 heures au moteur. Enfin un peu de voile !

Petite aparté en réponse à une attaque mesquine. Si dans un moment de fatigue, de blues, de faiblesse j’ai pu commettre des réflexions quelque peu déplacées sur la motorisation d’un hypothétique futur bateau, jamais, ô grand jamais ne m’est venu l’idée qu’un jour je puisse rouler en moto sans un minimum de confort : radio, chauffage, cigare derrière le pare brise à l’abri du vent et des gouttes, sans fatigue, toisant de haut les « vulgum pecus » couchés sur leurs engins justement pour s’en protéger du vent et des gouttes. Même pas en rêve! Pfu ! Signé : Bob.

Aujourd’hui, mardi 30 octobre, une jolie dépression atlantique nous scotche au bateau. Pluie toute la journée. Nous irons visiter Cadix dès que le temps le permettra, ensuite nous irons sur Séville.

A bientôt.

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